Toute l’Australie aura les yeux rivés sur lui la semaine prochaine. Nick Kyrgios, 19 ans et déjà 50ème mondial, porte sur ses épaules tous les espoirs d’une nation bien décidée à se refaire une santé sur la scène du tennis mondial masculin.
Nick Kyrgios ne se sera pas fait attendre. Précoce, l’ancien numéro un mondial chez les juniors, a tracé sa route. Et oui, tout n’est pas question que de coup d’éclat en Grand Chelem, l’Australien a déjà fait preuve d’une grande maturité sur le circuit secondaire. À côté de son quart de finale à Wimbledon, Kyrgios a remporté trois challengers en 2014 (Savannah, Sarasota, Nottingham). Il accumule ainsi 18 victoires contre seulement deux petites défaites sur les tournois de deuxième catégorie. De quoi prendre une belle marge d’avance sur son collègue tout aussi prometteur, Thanasi Kokkinakis.
Numéro un australien
Qui aurait cru qu’à 19 ans le jeune homme aurait si rapidement endossé le rôle de numéro 1 de son pays ? Peut‐être le public australien, qui cherche son nouveau messie depuis déjà bien des années. Bernard Tomic ayant peiné à convaincre par son tennis comme par son comportement, Kyrgios laisse espérer qu’il pourrait être le digne successeur d’un Lleyton Hewitt plus que jamais proche de la sortie. Lleyton Hewitt, le dernier joueur australien à avoir atteint le top 10 masculin, c’était il y a neuf ans. À Melbourne, une élimination prématurée du jeune Nick serait vécue comme une terrible désillusion.
Sous pression
S’il ne fait bien sûr pas partie des favoris de l’Open d’Australie, Kyrgios va pour la première fois devoir supporter la pression causée par son statut. 183ème mondial lors de la dernière édition, l’Australien a définitivement décollé son étiquette de junior. Son premier tour perdu cette semaine à Sydney face à Janowicz a laissé planer le doute. « Pas assez préparé », l’Australien a mal vécu cet échec devant son public et s’est empressé de s’excuser auprès de ses fans. Alors, sera‐t‐il capable de s’afficher en véritable leader à Melbourne Park ?
Publié le jeudi 15 janvier 2015 à 16:00



