De passage ce samedi en conférence de presse après sa qualification pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie, Novak Djokovic a été interrogé sur un sujet qu’il ne maîtrise pas bien : le baisse du niveau du tennis masculin américain ces dernières années.
Mais comme le Serbe est quelqu’un de curieux et passionné, il a livré une réponse longue et pleine d’optimiste. Extraits.
Q. Vous avez débuté dans ce sport à la fin de l’ère américaine, qui dominait encore le tennis masculin, puis l’Europe est en quelque sorte devenue le porte‐drapeau de ce sport. Je me demande, avec le recul, dans quelle mesure vous pensez que ce changement a été influencé par les différences dans les méthodes d’entraînement, les systèmes de développement des joueurs ou la culture du tennis aux États‐Unis, ou peut‐être par des caractéristiques plus générales de la culture américaine.
NOVAK DJOKOVIC : Vous faites référence à ce qui a provoqué le passage d’une domination américaine dans le tennis masculin à une non‐domination depuis environ 20 ans ?
Q. Oui.
« Je ne sais pas vraiment comment répondre à cette question. Je veux dire, je ne connais évidemment pas bien le système de l’USTA, ni la manière dont il est mis en œuvre à travers les États‐Unis, ni la manière dont les entraîneurs travaillent et abordent, je suppose, le développement systématique des joueurs. Je ne pense pas que les États‐Unis manquent de tournois dans aucune catégorie, d’ailleurs. Il y a évidemment l’US Open. Tout pays qui organise un tournoi du Grand Chelem dispose du plus gros budget dans ce sport, c’est donc l’une des fédérations les plus riches. Je pense que le soutien a toujours été là. Je ne sais pas. Il peut y avoir différents facteurs, vous savez. Peut‐être certaines des choses que vous avez mentionnées concernant l’évolution du jeu, et puis peut‐être qu’il y a eu une période où les joueurs américains n’ont pas su s’adapter aussi bien que les Européens au cours des deux dernières décennies. On pourrait dire que c’est l’une des raisons. Mais, écoutez, je pense qu’au final… Je veux dire, vous avez Ben Shelton maintenant et d’autres jeunes joueurs. Je pense que l’un d’entre eux, Quinn, est grand, a un service puissant et un jeu impressionnant. Ils sont tous en train de frapper à la porte. Je ne pense pas que vous manquiez de joueurs. C’est juste qu’en ce moment, vous n’avez peut‐être pas quelqu’un qui pourrait passer à l’étape suivante, jouer les Grands Chelems et devenir l’un des meilleurs joueurs mondiaux, mais cela pourrait changer très rapidement, car le tennis féminin se porte très bien actuellement avec les joueuses américaines. Je pense qu’il n’y a pas trop de raisons de s’inquiéter. Je suis sûr qu’il y a des talents incroyables, mais aussi grâce au nombre d’entraîneurs présents, y compris des entraîneurs internationaux qui vivent aux États‐Unis et contribuent à la formation des joueuses américaines et au développement du système de tennis américain, vous finirez par avoir de grandes championnes dans un avenir proche. Oui, tout cela est possible, mais je pense que ce n’est pas un problème majeur. Ce n’est qu’une question de temps. »
Publié le dimanche 25 janvier 2026 à 15:45