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Pegula défend Gauff et allume l’or­ga­ni­sa­tion : « C’est une véri­table atteinte à la vie privée. C’est encore pire cette année »

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Australian Open - Melbourne - 24�12025

Qualifiée pour la première fois de sa carrière en demi‐finales de l’Open d’Australie après sa victoire très convain­cante face à Amanda Anisimova (6−2, 7–6), Jessica Pegula a inter­rogée en confé­rence de presse d’après match sur la polé­mique du moment.

Pour rappel, Coco Gauff, qui pensait être à l’abris des caméras et qui a été filmée en train de fracasser sa raquette dans les couloirs du stade suite à sa débâcle contre Elina Svitolina, a expliqué que les joueurs n’avaient presque plus d’in­ti­mité, à l’ex­cep­tion des vestiaires. 

Du coup, sa compa­triote a décidé de s’étendre davan­tage sur le sujet en s’en prenant à l’or­ga­ni­sa­tion du Grand Chelem austra­lien, qui est peut‐être allée un peu trop loin dans son auto­ri­sa­tion de filmer certains endroits norma­le­ment privés sur la plupart des autres tournois. 

« Oui, je ne suis pas fan des caméras. J’ai vu ça hier soir, et je me suis dit : ‘Bon sang !’. C’est la même chose quand Aryna (Sabalenka) a perdu la finale (de l’US Open 2023, face à Gauff), je me suis dit : ‘Vous pouvez laisser les filles profiter d’un moment entre elles ?’ Honnêtement, nous parlions déjà des caméras il y a des années. Je me souviens que lorsque Maddie Keys était prési­dente du conseil, sa prio­rité numéro un était de mettre fin à ces caméras. C’est fou. Je crois qu’ils ont fini par mettre des panneaux pour que les gens sachent qu’il y avait des caméras, mais cette année, c’est encore pire. Je veux dire, je suis dans le gymnase, et il y a une vidéo de moi qui entre dans le site. J’ai vu des gens que je ne connais­sais même pas dans des endroits où on ne s’at­tend pas à ce que quel­qu’un vous observe. Il y en a dans chaque couloir. Coco n’avait pas tort quand elle a dit que le seul endroit où on était tran­quille, c’était les vestiaires, ce qui est dingue. Tu sais, tu vaques juste à tes occu­pa­tions quoti­diennes. Et tu as l’im­pres­sion que quel­qu’un est constam­ment en train de te filmer. J’ai vu sur Internet que des gens zoomaient sur les télé­phones des joueurs et des trucs comme ça. C’est vrai­ment inutile. Je pense juste que c’est une véri­table atteinte à la vie privée. Je veux dire, on est sur le terrain à la télé­vi­sion. On entre, on est à la télé­vi­sion. Littéralement, le seul moment où on n’est pas filmé, c’est quand on va prendre sa douche et aux toilettes. Je pense que c’est quelque chose que nous devons réduire, c’est certain. Oui, je ne pense pas que ce qu’a fait Coco était mal. Je ne pense pas que ce qu’Aryna a fait était mal. C’est juste que les gens se trouvent là à regarder. On a l’im­pres­sion d’être constam­ment sous un microscope. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.