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Pourquoi Federer va fesser Tomic…

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On vous le sur‐vend dans les médias austra­liens et encore plus sur les sites spécia­lisés dans le tennis. Le choc entre d’un côté Roger Federer, la légende vivante, et de l’autre Bernard Tomic, le plus grand espoir du pays, est très attendu demain. Et à raison, vu comme l’en­fant terrible du tennis austra­lien a lancé le match d’un point de vue média­tique. Pourtant on aime à penser que malgré ce débor­de­ment de confiance, Roger risque bien de renvoyer le petit Bernie à ses études…

Parce que Federer est encore large­ment au dessus

Certes Roger Federer n’est plus numéro un mondial et a déjà 31 ans. Certes il semble en perte de vitesse et avoir de plus en plus de mal à riva­liser notam­ment sur dur avec Djokovic ou Murray par exemple. Et il est vrai que Bernard Tomic commence enfin à montrer ce qu’il sait faire, grâce à un titre glané à Sydney la semaine passée. Mais toutes ces données ne sont pas suffi­santes pour imaginer que la tendance puisse s’in­verser, et ce malgré toute la volonté de Tomic. Et n’est pas Djokovic ou Nadal qui veut. Federer l’année passée, c’est six titres dont un Grand Chelem. Tomic, ce sont des déboires person­nels à répé­ti­tion et un carac­tère souvent limite…

Parce que Federer est invaincu au troi­sième tour depuis 2003

Voilà une statis­tique qui montre la diffé­rence d’ex­pé­rience entre Tomic et Federer. Alors que l’Australien dispute de son côté son cinquième Open d’Australie, Roger, lui en est à son 14e. Et des troi­sièmes tours, il en a vu défiler à la pelle. S’il a échoué à ce stade de la compé­ti­tion en 2001 et 2002, il a toujours passé le troi­sième tour depuis 2003. Autrement dix ans d’in­vin­ci­bi­lité. Et il n’a laissé que deux sets en route. C’était en 2008 et une victoire en cinq sets labo­rieuse face à Janko Tipsarevic 6–7(5) 7–6(1) 5–7 6–1 10–8 . Le troi­sième tour pour Federer ? Une forma­lité. Pour Tomic ? C’est arrivé seule­ment l’année passée, avec une quali­fi­ca­tion en huitièmes où il a perdu contre… Roger Federer.

Parce que Federer aime montrer qui est le patron

Sous ses airs très humbles, Roger Federer a un vice : il aime donner des leçons. Depuis qu’il est au sommet de la hiérar­chie tennis­tique mondiale, le Suisse aime rappeler aux plus jeunes que lui qui souhaitent marcher sur ses plates bandes qu’il a la couronne, et qu’il ne la laisse pas comme ça. Il n’y a qu’à voir son récital face à Benoît Paire au premier tour, à qui il n’a pas laissé l’ombre d’une chance ou d’un espoir. A tel point que le jeune fran­çais a très rapi­de­ment lâché prise, tentant des gestes absurdes. Ce qui lui a valu un rappel à l’ordre du Maître, qui a cherché dans ses propos à le guider vers la lumière des cimes Federiennes. 

A propos de l’auteur

Simon Alves

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.