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Putintseva sur son énorme cham­brage à la fin du match : « Cris sur mes services, toux volon­taire sur un point clé, c’était irres­pec­tueux. Je me suis dit : ‘OK, je ne vais pas perdre’ »

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Yulia Putintseva s’est tota­le­ment lâchée après sa victoire contre la joueuse turque Zeynep Sonmez (112e mondial) au troi­sième tour de l’Open d’Australie (6−3, 6–7 [3–7], 6–3).

Visiblement agacée par le compor­te­ment de certains suppor­ters turcs présents en tribunes à Melbourne, la Kazakhe, 94e mondiale, a d’abord porté la main à l’oreille en direc­tion du public. Sous les huées d’une partie de la Rod Laver Arena, elle a ensuite salué son adver­saire avant de rega­gner son banc… en dansant.

Un cham­brage appuyé, qu’elle a tenu à expli­quer en confé­rence de presse après la rencontre.

« Il y a toujours quel­qu’un qui est plus encou­ragé que l’autre. C’est ce qui est génial dans ce sport. Mais aujourd’hui, je pense qu’il y a eu beau­coup de moments irres­pec­tueux, notam­ment quand ils criaient entre mon premier et mon deuxième service. Mais ce n’était pas seule­ment des cris. Ils me gênaient pour que je commette des fautes. Sur un point impor­tant, je me suis très bien ouvert le court en coup droit, et un gars s’est mis à tousser juste pour me gêner. Je me suis dit : ‘Bon, main­te­nant, je ne vais pas perdre’. Vraiment. J’étais prête à tout donner, et à me battre jusqu’à la mort. Certaines personnes ont une éduca­tion au tennis et, malheu­reu­se­ment, d’autres non. Aujourd’hui c’était irres­pec­tueux. Cris aux services, toux volon­taire sur un point clé. Je me suis dit : ‘OK, je ne vais pas perdre.’ Certains n’ont pas d’édu­ca­tion tennis. »

Ambiance élec­trique à l’Open d’Australie.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.