AccueilOpen d'AustralieQualifiée de "dangereuse" par la joueuse ukrainienne, Oleksandra Oliynykova, Aryna Sabalenka répond...

Qualifiée de « dange­reuse » par la joueuse ukrai­nienne, Oleksandra Oliynykova, Aryna Sabalenka répond : « J’ai déjà beau­coup parlé de ce sujet. Si je pouvais changer les choses, je le ferais sans hésiter »

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« J’ai l’im­pres­sion de vivre à côté de gens dange­reux. Ils ont des convic­tions dange­reuses. Et leurs actes sont dange­reux. Je parle par exemple de la numéro 1 mondiale (Aryna Sabalenka). Saviez‐vous qu’elle a signé la liste de soutien à Loukachenko en 2020 ? Pendant les mani­fes­ta­tions en Biélorussie, quand les rues étaient ensan­glan­tées parce que ceux qui mani­fes­taient, défen­daient la démo­cratie et récla­maient des élec­tions équi­tables, étaient réprimés, frappés. Eh bien, elle a signé et affirmé que Loukachenko était son président », a déclaré Oleksandra Oliynykova, joueuse ukrai­nienne classée 92e mondiale, à l’issue de sa défaite face à Madison Keys au premier tour de l’Open d’Australie. 

Des propos forts qui ont fait du bruit et qui ont été rapportés en confé­rence de presse à la prin­ci­pale inté­ressée, Aryna Sabalenka, après sa quali­fi­ca­tion pour le troi­sième tour et sa victoire contre la Chinoise Bai (6−3, 6–1).

Fidèle à sa ligne de conduite depuis le début de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, la numéro 1 mondiale, dont le pays, la Biélorussie, est le prin­cipal allié de Vladimir Poutine, n’a pas tenu à répondre sur le fond. Extraits. 

Q. Je ne sais pas si vous avez vu Oliynykova, la joueuse ukrai­nienne, qui s’est exprimée et a mentionné votre nom ainsi que celui de quelques joueuses russes, affir­mant que vous aviez soutenu vos gouver­ne­ments aupa­ra­vant, et elle a appelé à l’in­ter­dic­tion des joueuses russes et biélo­russes. Je voulais vous donner l’oc­ca­sion de répondre à cela si vous le souhaitiez.

Aryna Sabalenka. « J’ai déjà beau­coup parlé de ce sujet. Évidemment, je souhaite la paix et si je pouvais changer les choses, je le ferais sans hésiter. À part cela, je n’ai rien d’autre à ajouter. Je veux simple­ment me concen­trer sur le prochain tour. »