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SH – Verdasco sans pitié pour Tsonga

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L’Espagnol Fernando Verdasco n’en finit plus d’étonner. Au cours d’un quart de finale où il a été « nada­lien », Verdasco a donc sorti en 4 sets (7−6, 3–6, 6–3, 6–2) notre Jo Wilfried Tsonga. Même si le Français a eu de vraies occa­sions, tech­ni­que­ment mais aussi physi­que­ment l’Ibérique était un ton au dessus. 

Il suffit de dire que l’on est entrainé par Gilles Reyes pour que tout de suite des soup­çons planent sur votre tête. Qualifié pour les demi‐finales en étant impres­sion­nant dans tous les compar­ti­ments du jeu c’est ce qui attend l’Espagnol. Mais cela ne risque pas de le perturber, un peu comme sur le central aujourd’hui. En effet, sur chaque balle de break, sur chaque point impor­tant, il a su anhiler les vélléités de Tsonga. On peut juste regretter que Jo ait été assez faible en retour de service, notam­ment sur le côté gauche en revers. On peut encore noter que le Français a trop accepté l’échange plutôt que d’abréger les échanges en montant plus fréquem­ment au filet. L’autre stat qui résume ce duel c’est le 4/4 sur balle de break pour l’Espagnol, contre le 214 pour Jo. S’il existe le « french flair », enfin exis­tait, dans le rugby, il existe aujourd’hui une méca­nique ibérique sur un court de tennis. Cela se résume par un coup droit de gaucher de folie, une première balle kickée très contante et surtout un physique de gladiator.

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.