Bernard Tomic n’est pas amer. Défait par Roger Federer au troisième tour de Melbourne, l’enfant terrible du tennis s’est livré en conférence de presse sur son match. Entre satisfaction et admiration pour son aîné, il n’a évité aucune question.
Qu’avez‐vous appris ?
Bernard Tomic : Ecoutez, je pense que c’était un très bon match. Les deux premiers sets, nous avons joué un très bon tennis. Il a baissé le pied à un moment donné, je pense. Je suis très satisfait de mon tennis. J’ai essayé de m’accrocher à lui. Il a réussi à jouer le tennis qu’il voulait quand il en avait envie et besoin.
Que retenez‐vous de cette tournée australienne ?
Seulement qu’il m’a battu. Mais je prends ça comme quelque chose dont j’ai beaucoup appris. Il m’a stoppé, il m’a battu. Tout le mérite lui revient. C’est le meilleur joueur et le plus grand de tous les temps. Je vais continuer à travailler dur. C’est juste une question de temps pour que j’arrive un jour dans le gros groupe de gars que constitue le top 10. Je dois continuer à y croire et faire les mêmes choses que ces dernières semaines. Je sais que j’y parviendrai en gardant cette attitude.
Croyez‐vous un peu plus pouvoir lutter avec ces grands joueurs ?
Oui, absolument. Nous avons tous les deux très bien joué dans les deux premiers sets. Je me suis senti un peu fatigué dans le troisième. Il était bien mieux que moi. J’ai joué un super tennis. Le premier set était très bon, à part sur mon premier jeu de service. J’ai senti que c’était important. J’ai mal démarré aujourd’hui et la dernière fois à Cincinnati, j’avais perdu mon service dès le début du match. Ce n’est pas une bonne chose à faire contre lui, de perdre votre premier jeu. Vous perdez beaucoup de confiance. Mais à partir de là nous avons quand même bien joué. Il a joué comme il voulait. Que pouvais‐je faire de plus ? Mais je suis satisfait de mon jeu.
Quelques joueurs pendant le tournoi ont fait des commentaires au sujet des joueurs plus expérimentés comme Kei Nishikori sur David Ferrer et Ryan Harrison sur Novak Djokovic, qu’ils veulent imiter. Roger a été un héros de votre enfance. Est‐il une référence pour votre jeu, par exemple ?
Oui, beaucoup de joueurs, surtout dans les vestiaires, idolâtrent Roger. Vous voulez prendre tout ce que vous pouvez de ce genre de joueur. Il est le plus grand que notre sport n’ait jamais eu. Vous apprenez quelque chose chaque fois que vous le regardez. J’ai appris quelque chose ce soir. Vous pouvez utiliser cette expérience dans le bon sens. Il va faire de moi un meilleur joueur. Je vais continuer à travailler dur. Point par point, je vais prendre mes chances cette année encore et devenir un meilleur joueur.
Vous a‑t‐il dit quelque chose de particulier après votre match quand vous étiez au filet ?
Oui, il m’a dit de continuer, que je m’étais amélioré. A chaque fois que je l’ai joué, il m’a dit la même chose, « Bien joué, Bernie, continue, continue de t’améliorer ». Ce qui est une bonne chose, d’entendre ça de la bouche de quelqu’un comme Federer. C’est important de prendre ce genre de conseils parce que vous pouvez devenir un meilleur joueur en prenant des informations de la part des meilleurs au monde. Vous prenez ce conseil et alors vous pouvez l’utiliser pour travailler sur ce dont vous avez besoin. Aujourd’hui, je sais que j’ai besoin de m’améliorer, et je vais continuer à le faire. J’ai déjà bien grandi. Mais pour devenir quelqu’un comme lui, je dois en faire encore plus.
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Publié le samedi 19 janvier 2013 à 17:02



