Accueil Open d'Australie

Toni Nadal enfonce Djokovic : « Je pense que ses actions ont jeté trop de doutes et que le gouver­ne­ment austra­lien n’a eu d’autre choix que d’or­donner son expulsion »

316

Mais pour qui se prend Toni Nadal ? Un juge‐expert ? Un épidé­mio­lo­giste ? La ques­tion mérite vrai­ment d’être posée après sa nouvelle tribune publiée dans le quoti­dien El Pais concer­nant l’af­faire Novak Djokovic.

Une tribune dans laquelle il loue avec une certi­tude décon­cer­tante l’uti­lité des confi­ne­ments ou encore affirme sans trem­bler que le gouver­ne­ment austra­lien n’a pas eu d’autre choix que d’expulser Djokovic « afin de garantir le strict respect des règles ».

Pour rappel, l’exemp­tion médi­cale accordée au numéro 1 mondial a été validée à deux reprises par les juges et son expul­sion est unique­ment liée à un risque poten­tiel de débor­de­ment « anti‐vax » au sein de la popu­la­tion locale comme l’ont déclaré le Premier ministre et le ministre de l’im­mi­gra­tion. Ni plus, ni moins. 

« La semaine précé­dant le début de l’Open d’Australie a eu peu, voire pas du tout, d’écho en raison de l’af­faire Djokovic. Le débat a mani­fes­te­ment dépassé la sphère spor­tive et a été conta­miné par l’es­prit idéo­lo­gique et dogma­tique qui définit si bien notre époque. Je ne veux pas embrouiller davan­tage la ques­tion, mais je veux souli­gner certains points que nous ne devons pas oublier. La première est que si les pays n’avaient pas imposé des mesures de confi­ne­ment ou d’au­to­pro­tec­tion, et si nous n’avions pas été massi­ve­ment vaccinés, ce tournoi n’au­rait très proba­ble­ment pas lieu. Deuxièmement, je pense que les actions du joueur serbe ont jeté trop de doutes et que le gouver­ne­ment austra­lien n’a eu d’autre choix que d’or­donner son expul­sion afin de garantir le strict respect des règles qu’il a impo­sées à ses propres citoyens. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.