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Tsitsipas (au sujet de sa défaite contre Djokovic) : « Ce qui était diffé­rent pour moi, c’est que j’ai été en fait capable de tourner la page immé­dia­te­ment pendant la céré­monie. Mais en y réflé­chis­sant plus tard, ça m’a fait mal et j’ai pleuré »

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Il y a quelques semaines, Stefanos Tsitsipas perdait à l’Open d’Australie sa deuxième finale de Grand Chelem contre Novak Djokovic. Si ces deux défaites font forcé­ment très mal, il assure avoir eu beau­coup plus de faci­lité à encaisser rapi­de­ment la dernière, remportée en trois sets par le Serbe, que celle de Roland‐Garros 2021, où il a mené deux sets à zéro avant de s’in­cliner. Des propos rapportés par Tennis Majors.

« Ce qui était diffé­rent pour moi, c’est que j’ai été en fait capable de tourner la page immé­dia­te­ment pendant la céré­monie, quelques minutes plus tard. J’ai déjà eu affaire à ça aupa­ra­vant et ça m’a fait très mal (il parle de la finale de Roland‐Garros 2021, ndlr). Surtout quand je me rame­nais au fait que j’étais si proche de la victoire. Mais en y réflé­chis­sant plus tard, ça m’a fait mal et j’ai pleuré. J’étais très contrarié. C’était l’oc­ca­sion pour moi de faire quelque chose que je n’avais jamais fait aupa­ra­vant. J’ai commencé à penser à Stefanos quand il était enfant, quand il avait huit ans, à regarder Roland‐Garros et à me dire que ce serait vrai­ment cool de jouer là‐bas. Je ne pensais même pas à le gagner. Je pensais juste à y jouer. Et main­te­nant, j’ai l’oc­ca­sion de soulever un si beau trophée. Je pensais beau­coup à mon club de tennis, où nous avons commencé. Nous étions une si petite commu­nauté. Nous sommes si proches les uns des autres. J’avais presque l’im­pres­sion de partir du village et de me frayer un chemin jusqu’à cette méga église ou cette méga ville aux oppor­tu­nités en or », a déclaré Tsitsipas dans son style habituel.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.