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Un jour­na­liste à Sabalenka, battue en finale : « Vous arrivez en confé­rence de presse en riant, ce que l’on ne voit géné­ra­le­ment pas après une défaite… »

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Australian Open - Melbourne - 16�12025

Battue en trois sets par Elena Rybakina ce samedi à Melbourne (6–4, 4–6, 6–4), Aryna Sabalenka a désor­mais perdu trois de ses quatre dernières finales de Grand Chelem, et ses deux dernières à l’Open d’Australie. 

Si elle a beau­coup de mal à cacher sa décep­tion, et on peut la comprendre, la numéro 1 mondiale retrouve toujours très vite son sourire, comme l’a montré le début de sa confé­rence de presse après sa défaite. Un jour­na­liste a même été surpris par son atti­tude. Extrait : 

Q. « Je me demande comment vous vous sentez, car vous arrivez ici en riant, ce que l’on ne voit géné­ra­le­ment pas après une défaite. Comment vous sentez‐vous ? Comment gérez‐vous cela ? Dans quelle mesure essayez‐vous égale­ment de dire les bonnes choses ?« 
Sabalenka : « J’étais… Vous voulez dire que je ris en ce moment ? »

Q. « Eh bien, quand vous êtes entrée dans la pièce, vous riiez.« 
Sabalenka : « Je riais et je pleu­rais (rires). C’est un moment hysté­rique. Je suis vrai­ment en colère contre moi‐même, parce qu’une fois de plus, j’avais des oppor­tu­nités. J’ai très bien joué jusqu’à un certain point, puis je n’ai pas pu résister à l’agres­si­vité qu’elle avait sur le court aujourd’hui (samedi). Je suis vrai­ment en colère contre moi‐même, mais je pense que dans l’en­semble, j’ai très bien joué ici en Australie. Même dans cette finale, j’ai l’im­pres­sion d’avoir très bien joué. Je me suis battue. J’ai fait de mon mieux, et aujourd’hui, elle était la meilleure joueuse. Nous allons en parler avec l’équipe. Maintenant, ils essaient de m’éviter parce qu’ils voient que ce n’est pas vrai­ment sain d’être près de moi en ce moment (rires). »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.