Accueil Open d'Australie

Wawrinka, c’est costaud

73

Jo‐Wilfried Tsonga, dernière chance fran­çaise, a été éliminé en quarts de finale par Stan Wawrinka. Le Suisse a été très costaud dans les moments impor­tants pour l’emporter 7–6(2) 6–4 6–3 après 2h14 de jeu. Avec cette quali­fi­ca­tion pour le dernier carré, le Vaudois assume son statut de favori et affron­tera le vain­queur du duel entre Roger Federer et Mischa Zverev.

Le constat est terrible mais fina­le­ment telle­ment logique. À l’image de Gaël Monfils la veille, Jo‐Wilfried Tsonga est passé à côté de son grand rendez‐vous face à Stan Wawrinka. Si l’espoir a duré un set et demi, le Manceau a toujours mal négocié les moments impor­tants de la rencontre. Tout l’inverse du triple vain­queur en Grand Chelem. Le premier set en est l’illustration parfaite où les deux hommes se montrent intrai­tables sur leur mise en jeu. 

Un accro­chage sur le court

Le Vaudois prend un ascen­dant en exploi­tant les erreurs du Tricolore en coup droit. Solide, il maîtrise le jeu décisif pour virer en tête. Au chan­ge­ment de côté, Wawrinka et Tsonga s’accrochent pour un regard. Les deux se rejettent la faute comme s’il s’agissait d’une dispute dans une cours de récréa­tion. Finalement, le conten­tieux entre les deux remontent à la victoire de Wawrinka ici‐même en 2014 avec depuis la célèbre finale de Lille en Coupe Davis (novembre 2014) et l’épisode du dîner.

Tsonga n’a pas élevé son niveau

Derrière, rien ne se passe comme le souhaite le Manceau. Alors qu’il profite d’un vilain jeu du protégé de Magnus Norman à 3–3, coupable de fautes bêtes, le 12e mondial réalise alors le premier break de la rencontre. Problème, il n’en profite pas. JWT passe complè­te­ment au travers en voyant son pour­cen­tage de première chuter et commettre des vilaines fautes. Son impuis­sance en revers est égale­ment rédhi­bi­toire à ce niveau. La suite est à sens unique (7–6(2) 6–4 6–3 en 2h14 de jeu). Jamais, « Jo » n’est parvenu à élever son niveau de jeu, capable de se transcender.

Wawrinka, le favori ?

Stan Wawrinka a quant à lui réalisé une « perfor­mance clinique », se montrant très perfor­mant dans les moments clés et déci­sifs de la rencontre. Le numéro 4 mondial démontre à quel point c’est un joueur fait pour les tour­nois du Grand Chelem. Il se qualifie pour sa troi­sième demi‐finale à Melbourne, la huitième dans un Majeur (la sixième depuis 2015). Un dernier carré où il pour­rait retrouver son compa­triote et ami Roger Federer si ce dernier se défait de Mischa Zverev. Et si Stan the Man était en train de filer vers un nouveau sacre ?

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.