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Paire (mené 0–5 mais tombeur du 303e mondial) : « Il y avait des bons groupes de malades qui étaient là pour me supporter, ça m’a fait du bien »

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De retour quinze jours après son élimi­na­tion au 1er tour de l’US Open, à la suite de laquelle il s’in­ter­ro­geait sur une éven­tuelle fin de saison, Benoit Paire s’est imposé dans la diffi­culté lors de son entrée en lice au Challenger de Rennes contre le Français Dan Added (303e mondial) : 7–6(3), 4–6, 7–5. Mené 0–5 dans le premier set et breaké dans la troi­sième manche, il s’en est sorti à chaque fois. 

L’Avignonnais a exprimé son ressenti à la fin du match durant lequel il a régalé le public avec quelques fantaisies. 

« C’est dur depuis 2 ans, j’ai du mal avec mon tennis, dans ma tête, j’ai du mal à me motiver. Quand j’arrive sur un tournoi comme ça où j’ai envie de bien faire, je me retrouve avec beau­coup de fébri­lité au début, 3 doubles‐fautes dans le premier jeu. Puis mes démons reviennent, je suis pas bien dans mes jambes, dans ma tête. Mais je veux retenir que je suis revenu de 0–5, c’est quelque chose de positif, que je ne faisais pas depuis 2 ans. J’ai essayé de me battre, je ne jouais pas très bien, mais j’ai juste essayé de m’accrocher. Il y a beau­coup de choses à améliorer encore. Heureusement que le public était là ! Ils m’ont aidé, soutenu, je sentais qu’ils étaient avec moi, qu’il y avait des bons groupes de malades qui étaient là pour me supporter, ça m’a fait du bien. »

Il affron­tera un autre Français en huitièmes de finale en la personne de Clément Tabur (321e mondial). 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.