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Richard Gasquet : « Faire quelque chose de beau à Roland Garro »

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A une semaine de Roland Garros, Richard Gasquet va mieux. Le Français a fait le plein de matches et de confiance à Bordeaux où il a décroché son premier titre depuis 2007 (certes de caté­gorie infé­rieure). Dans une inter­view accordée à 20minutes, l’ex numéro 1 trico­lore a évoqué son envie de retrouver les courts de Roland, lui qui n’a plus disputé le tournoi pari­sien depuis 2007. En atten­dant, Richard joue cette semaine à Nice pour disputer si possible quelques matches supplé­men­taires loin de l’ef­fer­ves­cence média­tique qui carac­té­rise les quelques jours précé­dant Roland.

LE CHALLENGER DE BORDEAUX

J’ai su que j’avais une Wild Card pour Madrid seule­ment quatre ou cinq jours avant le début du tournoi borde­lais. Mais j’ai fait le bon choix en venant à Bordeaux. J’ai eu la chance de faire cinq matchs, je n’aurais pas été sûr de les faire à Madrid et j’estime que c’est une bonne chose pour ma préparation.


SON NIVEAU DE JEU, SES SENSATIONS

Je suis reparti dans le bon sens depuis quelques mois déjà, depuis décembre dernier en fait. J’ai fait une finale à Sydney et quelques autres bons matchs. Je retrouve de bonnes sensa­tions, je suis content de pour­suivre ma progres­sion. Je ne me fixe pas d’objectif précis mais je sens que je suis de mieux en mieux. […]

SA MARGE DE PROGRESSION

Clairement je ne joue pas 7e mondial comme je l’ai été, je manque notam­ment de rythme. Malgré tout je suis pas mal, je prends autant de plaisir que quand j’ai été en demi‐finale à Wimbledon. C’est vrai­ment le plus impor­tant pour moi. Le plaisir et la motivation.

SON ENTRAINEUR, GABRIEL MARKUS

Si j’ai choisi de travailler avec un étranger, c’est simple­ment pour changer un peu, notam­ment de culture du tennis. On travaille par exemple beau­coup plus le physique. Avoir ce regard exté­rieur m’aide à progresser. Ça ne remet pas en cause la qualité des entraî­neurs fran­çais qui sont très bons aussi. Mais j’avais besoin de ça et ça se passe très bien.

SA PRÉPARATION SUR TERRE

J’ai commencé à jouer sur terre battue dès le mois de février et j’ai joué pas mal de tour­nois. Maintenant je vais essayer de bien jouer cette semaine à Nice et puis surtout à Roland‐Garros.


ROLAND GARROS

Ce qui me fait peur à Roland, c’est le tableau. Je ne serai pas tête de série, contrai­re­ment à toutes les autres fois où j’ai joué à Roland‐Garros. Je sais que dans un Grand Chelem il peut tout arriver. A l’US Open, j’ai pris Nadal au premier tour, ça a été dur. Malgré tout je n’appréhende pas de jouer là‐bas, je suis simple­ment très heureux d’y retourner. Par contre, je n’es­père abso­lu­ment pas y prouver quelque chose. Je ne suis vrai­ment pas dans cet état d’esprit. Je joue pour moi, je n’ai rien à prouver à qui que ce soit si ce n’est à moi‐même. Je suis juste content de retrouver le public qui sera derrière moi si je joue bien, content de jouer dans un grand tournoi en France. Ça m’avait manqué. Je pense que je peux faire quelque chose de beau, en tout cas je vais essayer. Personne ne m’attend plus que ça, j’y serai avec une bonne pres­sion et je vais pouvoir me régaler.

A propos de l’auteur

Pauline Dahlem

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.