Roland Garros
Monfils : "J'y crois vraiment"



Principal espoir du clan français dans le tableau masculin, Gaël Monfils a fait le point devant les médias avant son entrée en lice dans le tournoi. Plutôt détendu, le Parisien assume ses ambitions. Morceaux choisis.

Gaël, comment va le genou ?
Le genou va de mieux en mieux, même s’il n’est pas encore à 100%. Pour l’instant, je ne me fais pas trop de souci.

Êtes-vous toujours ici pour gagner le titre comme vous l’avez annoncé ?
J’ai annoncé que je voulais gagner un gros titre et Roland-Garros en fait partie, comme les deux prochains tournois du Grand Chelem (Wimbledon et US Open). Comme je l’ai annoncé cette année, mes ambitions sont les mêmes sur chaque tournoi, j’ai envie d’aller loin, de gagner des grands titres. De temps en temps, le jeu va avec et suit, ce qui est cool. Mais parfois, on joue moins bien mais ce n’est pas pour ça que l’ambition change. Et c’est ce que j’ai envie de faire changer dans la tête des gens.

Comment êtes-vous passé en mode Roland-Garros depuis Rome ?
Je me suis reposé depuis Rome et puis j’ai passé des examens, des IRM, pour voir où en était mon corps. Après on a repris les entraînements notamment deux grosses sessions à la maison avec Stan (Wawrinka) avant le tournoi de Genève. On est venu un peu plus tôt à Roland en arrivant dès mercredi. Je fais attention à mon corps pour retrouver des bonnes sensations. Elles sont moins bonnes qu’en début d’année car je bouge et tape moins bien. Alors je passe du temps pour retrouver des bonnes sensations.

Qu’est-ce qui pourrait faire que c’est la bonne année ?
Que mon genou me lâche un peu (sourire). Je dois continuer à prendre du plaisir comme depuis le début d’année, à avoir cette rigueur et que je reste avec cette croyance. Comme je l’ai dit, j’y crois vraiment. Le fait de dire on y croit, c’est un fait. Il ne faut pas avoir peur de dire que j’y crois, pas avoir peur du résultat simplement. Cette année je n’en ai pas peur. Je sens que j’avance dans la direction que j’ai choisie avec mon staff. Si je continue à avancer comme ça, pas mal de choses vont se mettre en place et feront de moi un joueur dangereux et potentiellement capable de gagner un Grand Chelem.

Vous dites ne pas avoir peur de perdre. Il y a des saisons où ça vous a porté préjudice ?
Oui je pense. Certaines saisons, on a beaucoup plus envie de ne pas perdre que de gagner. Il y a des tournois où on se disait qu’il ne fallait pas perdre avant les demies. Ce n’est pas forcément la bonne mentalité. J’ai eu un gros travail sur ça. On a toujours envie de ne pas perdre ce qu’on a gagné l’année d’avant et ça peut mettre des barrières et un certain frein.

De votre envoyé spécial à Roland-Garros