Roland Garros
Gasquet : "Ce n’est pas le moment d’arrêter"



De retour à la compétition depuis seulement trois semaines, Richard Gasquet s’est rassuré pour ses débuts Porte d’Auteuil en se débarrassant de Mischa Zverev en trois manches (6-3, 6-4, 6-3). Lors de sa conférence de presse, le Biterrois a remis les choses au clair en faisant part de son envie de revenir à son meilleur niveau. Morceaux choisis.

Richard, êtes-vous rassuré après ce succès ?
Je suis déjà rassuré d’avoir fait trois sets et ne pas avoir de douleur après le match. C’est simplement la troisième semaine que je joue, donc ce n’est pas évident. J’ai eu un tirage à ma portée, ce qui n’est pas évident quand tu n’es pas tête de série où tout peut se passer dans le tableau comme prendre Nadal ou Djokovic. Je suis content d’avoir gagné et d’être de mieux en mieux physiquement (...) À Roland-Garros, je n’ai pas les objectifs que j’avais lorsque j’étais dans les 10 ou 20 premiers mondiaux. C’est différent. Ça fait six mois que j’ai arrêté. C’est dur de revenir après une opération. Le corps doit se réhabituer. Je n’ai plus de douleur et c’est bien ça le plus important.

Avez-vous eu envie de tout plaquer ?
Tout plaquer, non. Je ne suis pas le seul à être passé par là. Il faut être fort pour s’en sortir. Ça fait longtemps que je suis sur le circuit, donc c’est quelque chose qui peut arriver. Je ne suis pas au top aujourd’hui, mais je pense pouvoir le redevenir dans les mois qui viennent.

Que vous manque-t-il ?
Il me manque beaucoup de physique, de la force, que le corps se réhabitue. C’est un long travail. Je suis motivé, j’ai envie de jouer et de faire le maximum. Ça reviendra. Je reviendrai à mon niveau d’avant, mais il faudra encore du temps. Je fais ça jour après jour. Au bout de trois semaines, ça se passe pas mal. J’essaie de profiter d’être là. La motivation est là.

C’est l’envie de profiter encore qui vous motive ?
Les carrières se rallongent aujourd’hui. Les mecs revienennt et ça donne des idées. Il reste encore quelques saisons. J’ai envie de jouer. Quand tu vois le court qui est plein, ce sont des sensations uniques. J’ai toujours envie de ça et de faire le maximum. Ce n’est pas le moment d’arrêter. Je peux encore donner.

De votre envoyé spécial à Roland-Garros