Roland Garros
Herbert : "J'ai voulu faire comme mon grand frère"



Au lendemain du succès renversant de Nicolas Mahut, c’est Pierre-Hugues Herbert, son partenaire habituel de double, qui a réussi une incroyable remontada. L’Alsacien était aux anges après cette victoire et forcément il a pensé à son « grand frère » angevin.

Pierre-Hugues, que ressentez-vous après cette victoire renversante ?
C’est un peu indescriptible. Dans les deux premiers sets, je n’avais pas l’impression de mal jouer mais je ne trouvais pas les solutions sur le terrain. J’ai continué à m’accrocher, à ne pas trop paniquer. J’ai réussi à gagner ce troisième et finalement sur le début du quatrième je sens qu’il n’était pas vraiment là. Je le gagne et au cinquième il en remettait un peu plus. Je vais chercher le public qui me donne l’énergie dont j’avais besoin. Et après on est dans un grand tunnel et car on ne sait pas quand sera la fin (rire). On joue, on enchaîne les points, on donne tout et on est dans un état second. C’était magique de pouvoir partager ça avec le public français. J’ai un peu tout lâché à la fin, je n’avais plus de jambes et je suis tombé comme un sac à patates (rire).

Que représente ce succès ?
Toutes les victoires à Roland-Garros ont une saveur particulière mais celle encore plus car c’est la première fois que je remonte un handicap de deux sets zéro. J’ai mis l’accent sur le simple sur ce Roland-Garros, donc arriver à gagner ce premier tour, cela a beaucoup d’importance.

Comme Nicolas Mahut, vous remontez un handicap de deux manches à rien... Vous y avez pensé ?
Je n’ai pas fait exprès d’être mené deux sets zéro et d’essayer de gagner (sourire). Il n’y a pas de challenge. J’ai vu son match et ça m’a fait croire en moi à deux sets zéro contre. Merci Nicolas de m’avoir montré que ça se faisait, y compris à 37 ans (sourire). Il m’a montré la voie, de part son attitude au cinquième et la manière qu’il a eue de partager avec le public. J’ai voulu faire comme mon grand frère.

De votre envoyé spécial à Roland-Garros