Roland Garros
Pouille : "Il n’y a pas une attente énorme autour de moi"



Vainqueur solide de Simone Bolelli (6-3, 6-4, 7-5), Lucas Pouille a conscience qu’il n’a pas vraiment attendu sur la terre battue parisienne après ses récents mauvais résultats :

"C’est toujours mieux de finir en trois sets et ne pas se faire de frayeur. J’ai été solide du début à la fin alors que ce n’est jamais facile de rentrer dans un tournoi et lui avait déjà trois matchs dans les jambes (Bolelli était issu des qualifications). Je suis très content. Après Rome (défaite au premier tour), on a réfléchi à jouer Lyon ou Genève, mais j’ai préféré m’entraîner et faire dix bonnes journées de préparation. Ce n’était pas un tournoi qui allait changer grand-chose. On s’est bien remis au boulot, on a bien bossé physiquement et tennistiquement afin d’arriver le plus prêt possible (…) Il y a toujours une petite pression particulière quand on arrive à Roland-Garros car on a envie de briller et d’aller loin. Comme je n’ai pas bien joué, il n’y a pas une attente énorme autour de moi. Moi, j’ai juste envie de bien jouer. Mon premier tour en est la preuve. J’ai mis des choses simples en place et j’ai réussi à faire abstraction à la pression. C’est sur que si j’avais gagné Rome ou Madrid, on aurait dit que c’était peut-être moi qui allait gagner… J’ai gagné Bordeaux et avec tout le respect que j’ai pour Bordeaux… (sourire). En tout cas, je n’ai pas ressenti une attente particulière sur le court mais plus une envie de me soutenir. Et c’est super."

De votre envoyé spécial à Roland-Garros