Roland Garros
Paire : "J’avais les capacités de faire mieux"



Battu au cinquième set par Kei Nishikori (6-2, 6-7(8), 6-2, 6-7(8), 7-5), alors qu’il a servi pour le match, Benoit Paire ne cachait pas sa déception mais l’Avignonnais voulait aussi retenir le positif de son parcours du côté de la Porte d'Auteuil.

Benoit, dans quel état d'esprit êtes-vous ?
Il y a beaucoup de déception et de frustration après ce match. J'étais en deuxième semaine de Roland, je savais que j'avais une chance contre Kei (Nishikori) et j’avais les capacités de faire mieux... Mais il va falloir retenir le positif : j’ai gagné Lyon avant Roland et je fais mon premier huitième cette année. Oui, je passe tout près en servant pour la qualification en quart… Ce match, j’aurais pu le perdre en trois ou quatre sets. Quand je me retrouve dans le cinquième, je sens que je suis au-dessus, que je frappe mieux. Je dois faire mieux. À ce moment-là, je me suis un peu crispé et j’ai pensé à la suite, ce qu’il ne faut absolument pas faire. Maintenant, ça reste un bon Roland et j’ai gagné beaucoup de matchs sur terre cette année. Il va falloir comme ça.

Comment expliquez-vous être passé si près ?
C’est le tennis… Dans le quatrième set, Kei a plusieurs occasions mais il fait des doubles fautes et des fautes directes alors que c’est l’un des joueurs les plus solides du circuit. À un moment donné, le tennis n’est plus que frapper des balles. C’est dans la tête et ce n’est pas facile de finir un match. Y compris pour lui. Je sers à 5-3 mais je ne passe pas une première à ce moment là. J’ai des regrets, même si je suis déçu je reste satisfait de ce que j’ai fait pendant deux semaines.

Est-ce que ça peut être un déclic ?
L’ambiance qu’il y a eue pendant ce Roland a été incroyable. J’ai vécu des émotions comme j’en ai rarement vécu. Le public a scandé mon nom du début à la fin. Je sens que le public était pour moi, m’a encouragé et poussé. Maintenant est-ce un déclic ? Je ne sais pas mais je me rends compte que je suis capable de tenir une semaine et demi sur un Grand Chelem en ayant eu des matchs compliqués. C’est important. Je ne suis pas trop atteint physiquement et je me sentais presque mieux que Kei au cinquième. Maintenant, il faut être meilleur mentalement comme par exemple à un set partout. C’est ce set qui me laisse beaucoup de regrets. Il faut continuer sur cette lignée.

De votre envoyé spécial à Roland-Garros