Roland Garros
Djokovic : "Je ne veux pas trouver une excuse"



Quelques minutes après son élimination en demi-finale face à Dominic Thiem en cinq sets et sur deux jours, Novak Djokovic est venu réagir en conférence de presse. Et le Serbe n’avait pas envie de traîner.

Novak, à quelle heure êtes-vous parti vendredi ?
Je ne sais pas quelle heure il était, mais je suis parti quand ils ont décidé d’annuler le match.

Quel est votre regard sur votre élimination ?
J’ai envie de féliciter Dominic. Il a très bien joué, surtout dans les moments importants avec de très bons slices ou des passings. Il a montré pourquoi il faisait partie des meilleurs joueurs au monde. À la fin du match, il réalisait des coups droits très puissants (…) À 4-3 (au cinquième), je menais 30-0, je commets une double faute et je le laisse revenir. C’était un jeu crucial. Comme lors du dernier jeu où j’étais devant à 30-15. Il a joué les bons coups, m’a mis dans une position inconfortable. Je ne pense pas avoir fait de grosses erreurs sur le tournoi et je savais que ce serait compliqué face à Dominic. Une telle rencontre se décide sur deux ou trois points…

Avez-vous été perturbé par les conditions de la veille ?
Quand vous jouez avec des conditions comme celles d’hier (lire ce vendredi), avec une tempête, c’est difficile d’être à son meilleur niveau. Il faut essayer de garder son service et mettre la balle dans le court une fois de plus que votre adversaire. J’ai joué un super tennis pendant la saison sur terre battue, je n’ai pas perdu un set pour arriver en demi-finale. Face à Dominic, on ne peut pas s’attendre à gagner facilement. Je savais que ce serait un match serré. Je ne veux pas trouver une excuse ou une raison particulière à cette défaite. Il a pris sa chance, il a gagné.

Pouvez-vous comparer les conditions entre hier (lire ce vendredi) et aujourd’hui (lire ce samedi) ?
C’est l’une des pires conditions dans lesquelles j’ai joué. Voilà ce que je peux vous dire.

Étiez-vous satisfait que la partie soit interrompue vendredi soir ? Quelle était la raison ?
Je ne sais pas. Vous n’avez qu’à leur demander.

Existe-t-il une règle pour le vent ou est-ce qu’il devrait en avoir une ?
Il n’y a pas de règle. Quand j’ai demandé au superviseur sur le court hier (lire ce vendredi), il m’a dit : « Tant qu’il n’y a pas d’object qui vole sur le court, c’est bon. » Je ne savais pas qu’un parapluie n’en était pas un. C’est leur décision. Je suppose qu’ils connaissent mieux le tennis.

Avec le peu de temps de récupération avant la finale, quelles auraient été vos chances face à Rafael Nadal ?
Je ne sais pas. Comme j’ai perdu, je ne peux pas répondre à cette question…

De votre envoyé spécial à Roland-Garros