Roland Garros
Barty première



C'était une affiche plus qu'inédite dans cette finale, dont on voyait mal se dégager une grande favorite. Mais Ashleigh Barty a fait respecter la hiérarchie en s'imposant facilement 6-1, 6-3 en seulement 1h10 de jeu. Elle qui n'avait jamais passé les quarts de finale en Grand Chelem, remporte son premier tournoi majeur.

On le savait, les deux finalistes de cette année n'ont pas l'habitude d'évoluer à un tel niveau. Et cela s'est vu, notamment chez la Tchèque, 38e mondiale, qui n'a jamais semblé capable de faire abstraction de l'enjeu. Stressée, elle rentrait très mal dans son match perdant rapidement quatre jeux à zéro, commettant trop de fautes directes sans parvenir à décrisper son bras. Même si elle parvenait à prendre une fois le service de l'Australienne, elle ne pouvait que s'incliner six jeux à un en seulement 30 minutes. Sur un court Philippe-Chatrier circonspect, la deuxième manche prenait la même tournure. La Tchèque perdait d'entrée son service et l'Australienne n'a eu qu'a dérouler son jeu jusqu'à six jeux à trois, prenant une nouvelle fois le service de son adversaire.

En commettant 21 fautes directes pour seulement 10 coups gagnants, la Tchèque n'avait pas le niveau pour exister dans cette finale. L'Australienne, à l'image de son tournoi, a su en profiter et tenir son rang, en étant solide sur ses fondamentaux, le service et le jeu vers l'avant. Cette finale sans suspense et d'un niveau faible (il a fallu attendre 23 minutes pour voir un coup gagnant) ne restera pas dans l'Histoire du tournoi, à l'image de cette quinzaine qui ne nous aura que trop rarement offert de quoi vibrer. Qu'importe pour Ashleigh Barty qui remporte à 23 ans son premier titre en Grand Chelem. Celle qui devient la première Australienne a remporté Roland-Garros depuis Margaret Court en 1973, deviendra numéro deux mondiale dès lundi.