Roland Garros
Djokovic : "Je me suis compliqué la vie"

Vainqueur de Marin Cilic en quatre sets, Novak Djokovic a reconnu qu'il avait vécu un match difficile sur le court Suzanne Lenglen ce vendredi. Le Serbe évoque également sa collaboration avec Boris Becker et la difficulté d'affronter Rafael Nadal sur terre battue.

Comment t'es-tu senti sur le court aujourd'hui ?
Très bien dans les deux premiers sets. Au début du 3e, j'ai eu des occasions de le breaker, et j'aurais ainsi pu finir le match en trois. Mais je ne les ai pas saisies et il a commencé à mieux jouer. Je me suis aussi compliqué la vie dans le 4e set, en le laissant revenir. Bref, c'était un match difficile pour différents aspects, notamment sur le plan physique où il m'a fait travailler dur parce qu'il a été très agressif. Il retournait bien aussi, m'agressait sur mes secondes balles. Il essayait vraiment de dominer les rallies. Ce n'était pas simple, d'autant plus que lorsque vous commencez à être un peu plus passif, vous perdez un peu confiance en vos coups d'attaque. Mais bon, j'ai tenu mes nerfs et je suis très content d'être passé.

C'était votre premier match sur le Lenglen cette année. Est-il très différent du Central ?
Oui il est différent, d'abord parce qu'il est plus rapide. Cela avantage les serveurs comme Marin (Cilic) et les joueurs qui ont un jeu agressif. Ensuite, il est un peu plus glissant que le Central. Et puis je crois aussi que d'un point de vue purement qualitatif, le Lenglen est un peu meilleur que le Central cette année. En tout cas, j'ai trouvé que c'était un super match. J'ai apprécié en être un des acteurs et j'espère que le public s'est fait plaisir également.

Dominic Thiem a dit que vous étiez le seul joueur capable de vraiment challenger Nadal sur terre battue. Qu'en pensez-vous ?
Je ne pense pas être le seul. D'autres joueurs sont capables de le battre et l'ont notamment prouvé cette année, comme David Ferrer. Après, Roland Garros est le tournoi qu'il préfère, il n'a perdu qu'une fois ici dans toute sa carrière. C'est le meilleur joueur de l'histoire de ce tournoi, tous les joueurs le savent. Mais cela ne veut pas dire qu'il faut entrer sur le court contre lui avec un drapeau blanc. Il faut y aller pour gagner.

Pouvez-vous nous parler de l'apport de Boris Becker pour vous et votre équipe ?
Sa présence veut dire beaucoup pour moi. Avoir une telle légende, une telle personnalité qui a marqué l'histoire de notre sport présente sur le circuit, je trouve que ça apporte beaucoup de choses au tennis. Quant à notre collaboration, je commence vraiment à en ressentir les bienfaits. Cela a pris un peu de temps à se mettre en place, le temps qu'on apprenne à se connaître. Marjan (son autre coach) et lui apportent chacun leur propre contribution et ils ont tous deux un vrai impact sur moi jeu. Cela fonctionne donc très bien et j'en suis ravi.