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Agassi n’en démord pas sur Sinner : « Je crois qu’il faut vrai­ment qu’il mène une introspection »

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« J’ai vrai­ment du mal à comprendre ce qui s’est passé mais il n’a aucune excuse. L’année dernière, il a été capable de jouer une finale de 5h30 et main­te­nant la chaleur l’a fait se heurter à un mur après 1h45 », lançait Andre Agassi sur TNT Sports au moment de revenir sur l’élimination aussi spec­ta­cu­laire qu’inattendue de Jannik Sinner au deuxième tour de Roland‐Garros, alors qu’il menait 6–3, 6–2, 5–1.

Invité sur la terrasse de France Télévisions après le sacre de Mirra Andreeva chez les dames, la légende améri­caine a de nouveau évoqué le cas du numéro 1 mondial, esti­mant que cette défaillance physique soule­vait de réelles interrogations.

« Je crois qu’il faut vrai­ment qu’il doit mener une intros­pec­tion pour comprendre ce qui s’est passé, parce que bon, c’est un sacré bosseur, il est en très bonne condi­tion physique, il l’a montré l’an dernier avec 5h40 de finale. Mais la réalité, c’est qu’il y a une diffé­rence entre avoir une bonne condi­tion physique et être prêt. Et on l’a vu souvent. Il a perdu contre la météo. On ne peut pas partir du prin­cipe que ça va le faire. Tous les méde­cins du monde peuvent te dire : on a fait des tests de sanguin, on a testé ça, on sait quelles sont tes niveaux. Mais si au bout d’une heure 45, tu es vidé, ça, c’est quelque chose que tu devrais pouvoir contrôler. On ne peut pas être 5h30 sur un court et être dans les bonnes condi­tions, et dans d’autres condi­tions qui ne sont pas bonnes, ne pas tenir pour une heure et demie. Moi, j’avais à peu près 4h d’au­to­nomie sur le court. S’il faisait chaud, j’avais 3h45, 3h50, mais je ne tombais pas à 1h50, 1h30 de jeu. Donc ça soulève des ques­tions, parce que je crois qu’il mérite d’être encore meilleur qu’il ne l’est, surtout dans ces condi­tions difficiles. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.