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Alexander Zverev, le labeur et la délivrance !

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Ce fut dur, ce fut labo­rieux, ce fut parfois très laid, mais Alexander Zverev a assuré l’es­sen­tiel, ce dimanche, en finale de Roland‐Garros.

Opposé au novice Flavio Cobolli pour la quatrième finale en Grand Chelem de sa carrière, l’Allemand a enfin touché les étoiles après un match décousu et d’un niveau assez faible en raison de la nervo­sité des deux joueurs.

D’abord tota­le­ment souve­rain face à un Flavio Cobolli à côté de ses pompes (6−1), l’Allemand a été rattrapé par ses fameux démons incarnés par un style de jeu de plus en plus passif et par un coup droit bancal (4−6).

Mais bien aidé par la fébri­lité de son adver­saire, qui réali­sait un jeu de service catas­tro­phique à 5–4 alors qu’il menait 30–0, Sascha faisait la course en tête, presque miraculeusement. 

Tout cela avant une quatrième manche parti­cu­liè­re­ment tendue où les deux joueurs se rendaient coup pour coup ou plutôt se faisaient cadeau sur cadeau avec un stress non dissi­mulé. Un stress qui submer­geait Zverev, inca­pable de conclure dans le jeu décisif, fina­le­ment remporté par Flavio dans une ambiance un peu folle et confuse.

Mais alors qu’il semblait lancé avant un cinquième set décisif, l’Italien, crampé, cédait ses deux premiers jeux de service face à un Zverev éton­ne­ment solide et auda­cieux, avec notam­ment deux très belles amor­ties distil­lées à des moments cruciaux.

Après donc 4h20 d’une finale qui ne restera certes pas dans les annales, Alexander Zverev est enfin un vain­queur de Grand Chelem : 6–1, 4–6, 6–4, 6–7(5), 6–1.

Une immense déli­vrance pour un joueur qui divise mais qui aura toujours fait preuve de rési­lience quand on pense à sa terrible bles­sure contre Nadal ou encore son diabète de type 1.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.