Ce fut dur, ce fut laborieux, ce fut parfois très laid, mais Alexander Zverev a assuré l’essentiel, ce dimanche, en finale de Roland‐Garros.
Opposé au novice Flavio Cobolli pour la quatrième finale en Grand Chelem de sa carrière, l’Allemand a enfin touché les étoiles après un match décousu et d’un niveau assez faible en raison de la nervosité des deux joueurs.
D’abord totalement souverain face à un Flavio Cobolli à côté de ses pompes (6−1), l’Allemand a été rattrapé par ses fameux démons incarnés par un style de jeu de plus en plus passif et par un coup droit bancal (4−6).
Mais bien aidé par la fébrilité de son adversaire, qui réalisait un jeu de service catastrophique à 5–4 alors qu’il menait 30–0, Sascha faisait la course en tête, presque miraculeusement.
Tout cela avant une quatrième manche particulièrement tendue où les deux joueurs se rendaient coup pour coup ou plutôt se faisaient cadeau sur cadeau avec un stress non dissimulé. Un stress qui submergeait Zverev, incapable de conclure dans le jeu décisif, finalement remporté par Flavio dans une ambiance un peu folle et confuse.
Mais alors qu’il semblait lancé avant un cinquième set décisif, l’Italien, crampé, cédait ses deux premiers jeux de service face à un Zverev étonnement solide et audacieux, avec notamment deux très belles amorties distillées à des moments cruciaux.
Après donc 4h20 d’une finale qui ne restera certes pas dans les annales, Alexander Zverev est enfin un vainqueur de Grand Chelem : 6–1, 4–6, 6–4, 6–7(5), 6–1.
Une immense délivrance pour un joueur qui divise mais qui aura toujours fait preuve de résilience quand on pense à sa terrible blessure contre Nadal ou encore son diabète de type 1.
Publié le dimanche 7 juin 2026 à 19:46



