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Bartoli : « Si aujourd’hui, on avait juste Nadal et Djokovic qui se battent pour le titre, et pas vrai­ment de nouveaux jeunes très attrayants, on aurait abso­lu­ment besoin des fran­çais pour aller les titiller »

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Dans l’état actuel du tennis trico­lore, le risque d’un scénario où il n’y aurait aucun fran­çais au 3e tour, comme en 2021, prend de l’am­pleur. Encore plus après le tirage au sort, loin d’être clément avec les Bleus. De quoi doucher l’en­thou­siasme du public de Roland‐Garros ? Absolument pas, selon Marion Bartoli, qui a déve­loppé un avis inté­res­sant sur le plateau des Grandes Gueules du Sport sur RMC. 

« Aujourd’hui, la ques­tion est de savoir si Alcaraz va battre Djokovic ou Nadal pour gagner Roland‐Garros. C’est ça qui pour moi va faire l’histoire de ce Roland et qui va fasciner les gens. Ceux qui viennent à Roland sont pour la plupart des aficio­nados du tennis qui connaissent ces nouveaux jeunes dont on a abso­lu­ment besoin pour relancer la machine tennis en France.  Si aujourd’hui on avait juste Nadal et Djokovic qui se battent pour le titre, et pas vrai­ment de nouveaux jeunes très attrayants, on aurait abso­lu­ment besoin des fran­çais pour aller les titiller, créer l’exploit. Aller en battre un car ça fait des belles audiences, des belles histoires. Mais en fait, cette belle histoire actuel­le­ment, on l’a avec des joueurs qui ne sont pas fran­çais. Tous les jeunes parlent d’Alcaraz. Sinner va aussi signer un contrat monu­mental avec Nike. Les jeunes, c’est comme s’il n’avait pas de pays. Ils fascinent au‐delà de leur pays. Donc dans cette édition et dans ce format actuel, Roland‐Garros n’a pas forcé­ment besoin d’une belle histoire à la française. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.