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Binaghi, patron du tennis italien : « Zverev doit abso­lu­ment battre Cobolli car quand aura‐t‐il à nouveau l’occasion de jouer une finale de Grand Chelem face à un joueur de 24 ans classé 14e mondial ? »

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Dans une édition marquée par l’absence de Carlos Alcaraz et les élimi­na­tions préma­tu­rées de Jannik Sinner et Novak Djokovic, Alexander Zverev dispose à Roland‐Garros d’une occa­sion en or de remporter son premier titre en Grand Chelem.

Avant la finale qui l’opposera à Flavio Cobolli ce dimanche, le président de la Fédération italienne de tennis, Angelo Binaghi, n’a d’ailleurs pas hésité à accen­tuer la pres­sion sur les épaules de l’Allemand.

Dans un entre­tien accordé au Corriere dello Sport, le diri­geant trans­alpin a rappelé que le numéro 3 mondial béné­fi­ciait d’un contexte parti­cu­liè­re­ment favo­rable pour enfin ouvrir son palmarès en Majeur.

« S’il y a une leçon à tirer de ces dernières années, c’est que dans le tennis italien, rien n’est impos­sible. Zverev doit abso­lu­ment gagner, car quand aura‐t‐il à nouveau l’occasion de jouer une finale de Grand Chelem face à un joueur de 24 ans classé 14e mondial ? Il est numéro 3, pour une fois il a eu la chance de ne pas croiser Sinner ou Alcaraz sur son chemin, il s’est déjà brûlé les ailes en lais­sant passer d’autres occa­sions. S’il ne gagne pas aujourd’hui, sa fenêtre de Grand Chelem se referme. Il est favori, mais il porte sur ses épaules toutes les respon­sa­bi­lités possibles. Pour Flavio, en revanche, ça doit être une fête, qu’il doit savourer jusqu’au bout. Mais avec l’intention de mener le match le plus loin possible, de se battre, comme on dit. Parce qu’il a déjà battu Zverev une fois, et s’il lui fait naître le doute, s’il fait resurgir ses démons, si le match devient sale, alors c’est possible, vraiment. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.