Sacré cette saison à Indian Wells, Miami, Monte‐Carlo, Madrid, Rome, et porté par une série impressionnante de 30 victoires consécutives, Jannik Sinner semblait intouchable avant ce Roland‐Garros. Immense favori du tournoi en l’absence du double tenant du titre Carlos Alcaraz, le numéro 1 mondial a pourtant sombré dès le deuxième tour.
Programmé en première rotation sur le court Philippe‐Chatrier jeudi, à midi, face à l’Argentin Juan Manuel Cerundolo (56e mondial), l’Italien menait 6–3, 6–2, 5–1 avant de s’effondrer physiquement, et de finalement s’incliner 3–6, 2–6, 7–5, 6–1, 6–1.
Au micro de TNT Sports, la légende Boris Becker a donné son sentiment sur cette élimination surprise de Jannik Sinner.
« Il suffit de faire le calcul : Jannik est constamment sur la route depuis début mars. Il a joué en Californie, en Floride, à Monte‐Carlo, à Madrid et à Rome, et n’a cessé de gagner. Mais à un moment donné, ce gars‐là est tout simplement à bout de forces. C’est un être humain et il a juste eu une mauvaise journée… Il était tout simplement à plat. C’était un match de trop. Ça peut arriver à n’importe qui. Ces dernières semaines, il jouait comme s’il venait d’une autre planète, toujours à fond, toujours obligé de répondre aux questions de tout le monde – et puis le ce match était tout simplement un de trop. Pour moi, ce n’est pas forcément physique, ça peut être être mental. Nous ne savons pas ce qui se passe en lui. Quelle pression s’impose-t-il ? Il a dit qu’il avait mal dormi. Quand on réfléchit trop et qu’on est nerveux, c’est difficile de trouver le sommeil. »
Publié le vendredi 29 mai 2026 à 12:09



