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Corentin Moutet, éliminé d’en­trée : « J’ai joué deux mois en fin d’année dernière avec une frac­ture de la main, ce que je n’au­rais pas dû faire. J’ai sacrifié mon corps pour pouvoir jouer cette Coupe Davis, et je le paie aujourd’hui »

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Corentin Moutet a tout donné ce mardi dans la chaleur du court Simmone‐Mathieu, mais le local a fini par céder en cinq sets face à un Vit Kopriva impas­sible et très régu­lier : 6–3, 5–7, 6–4, 3–6, 6–3, en 4h25 de jeu. 

De passage en confé­rence de presse d’après match, l’ac­tuel 34e mondial a fait part de problèmes physiques qui le pour­suivent suite à une déci­sion forte prise en fin de saison 2025 concer­nant la Coupe Davis. 

« Je ne sais pas contre quoi je lutte fran­che­ment. Ce que je sais, c’est qu’en fin d’année dernière, j’ai sacrifié mon corps pour pouvoir jouer cette Coupe Davis, et je le paie aujourd’hui. C’est une certi­tude : j’ai joué deux mois l’année dernière en fin d’année avec une frac­ture de la main, ce que je n’au­rais pas dû faire. Comme je le disais avant le tournoi : ce sont des choix que je ne regrette pas. Je donne­rais tout pour honorer une sélec­tion en équipe de France. Je ne sais pas combien de mois après, j’ai toujours mal à la main, donc c’est un peu frus­trant. Malgré tout, j’es­saie de m’en­traîner, de faire le maximum, jour après jour, en essayant d’être coura­geux, de croire que ça va tourner. Et ça va tourner à un moment. Ça prend du temps malheu­reu­se­ment. Mais c’est le sport. C’est ce qui fait les grands joueurs et qui va me permettre un jour de devenir un grand joueur, c’est d’ac­cepter les moments de chaos et de ne pas s’écrouler là‐dedans. C’est ce qui définit un grand joueur : c’est les moments de chaos. Les moments de succès c’est super facile, tout le monde est pour nous, tout nous sourit, c’est facile d’être en forme dans ces moments. Si dans le chaos on arrive à garder la tête haute, rester coura­geux et conti­nuer à aller à l’en­traî­ne­ment, c’est ce qui fait que ça me sourira dans le futur. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.