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Corretja : « Quand Zverev a affronté Alcaraz ou Sinner en finale de Grand Chelem, il a succombé, mais sans eux ni Djokovic, il a endossé le rôle de favori »

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Alors que les élimi­na­tions précoces de Jannik Sinner et Novak Djokovic, combi­nées au forfait de Carlos Alcaraz, avaient ouvert le tableau et fait peser une pres­sion supplé­men­taire sur Alexander Zverev, toujours en quête d’un premier titre du Grand Chelem, Alex Corretja se montre impres­sionné par la maîtrise affi­chée par le numéro 3 mondial. Du moins jusqu’à la finale.

« Ce qui me plaît le plus chez Zverev, c’est sans aucun doute qu’il endosse ce rôle qu’on lui a souvent demandé d’en­dosser : pour­quoi ne donnait‐il pas le meilleur de lui‐même, pour­quoi y avait‐il des moments où il semblait ne pas avoir, menta­le­ment, l’état d’es­prit d’un cham­pion ? Je pense qu’il est un cham­pion parce qu’il a remporté deux Masters de fin d’année, plusieurs Masters 1000, qu’il a disputé des finales de Grand Chelem, qu’il a été numéro deux mondial, mais chaque fois qu’il a dû affronter une finale de Grand Chelem très diffi­cile, comme contre Alcaraz ou contre Sinner, il a succombé, car je pense que si Alcaraz et Sinner étaient en forme, son niveau était légè­re­ment infé­rieur. Cette fois‐ci, depuis le départ de Sinner et celui de Djokovic, je pense qu’il a endossé ce rôle de favori et qu’il s’en sort très bien. Je pense donc qu’il a atteint la finale grâce à ses propres mérites et en jouant un tennis bien plus agressif que ce qu’il avait l’habitude de prati­quer dans ce genre de tour­nois, où il spécu­lait peut‐être parfois un peu plus, en revanche, main­te­nant, son excellent service l’a aidé. Je pense que son revers a toujours bien fonc­tionné, mais main­te­nant, il frappe plus fort côté coup droit et surtout, il varie davan­tage son jeu : il monte au filet, fait quelques amortis. Je pense donc sincè­re­ment qu’il est arrivé en finale en pleine forme pour pouvoir la remporter ce dimanche. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.