Opposée à Belinda Bencic ce dimanche pour une place en quarts de finale de Roland‐Garros, Elina Svitolina fait clairement partie des prétendantes au titre.
En grande forme suite à son titre décroché à Rome, l’Ukrainienne n’oublie pas pour autant son pays, toujours plongé dans une guerre d’usure avec la Russie. Voici un extrait de sa conférence de presse d’après match.
Q. Pour en revenir à l’Ukraine, je me demandais si, pendant les tournois, certaines personnes évitaient les réseaux sociaux. Certaines restent dans leur bulle, et je me demande, en ce qui concerne spécifiquement l’Ukraine et la guerre, si vous essayez d’éviter d’en entendre parler pendant un grand tournoi ou avant les matchs ? Je me demande simplement comment vous arrivez à faire la part des choses alors que les nouvelles en provenance de votre pays sont manifestement si mauvaises ?
ELINA SVITOLINA : Non, je ne le fais pas. Pour moi, cela fait partie de ma vie, et cela a toujours été le cas depuis le début de la guerre et le sera toujours. On ne peut pas y échapper. Bien sûr, c’est très difficile, très lourd, mais c’est votre vie. On ne peut pas y échapper. Il faut faire face. Si un match difficile se présente, bon, ça arrive. Il faut se relever, et il faut aller jouer si on a le bon état d’esprit pour le faire, si on en est capable. Mais, malheureusement, depuis des années et des années, c’est la vie des Ukrainiens. Oui, pour moi personnellement, je ne sais pas pour les autres joueuses, mais oui, je ne serais pas capable de me dire, genre, bon, peu importe ce qui se passe en Ukraine. Du genre, je suis à l’écart de tout ça. Non, pour moi, c’est ma vie. J’ai ma famille là‐bas. J’ai mes amis là‐bas. J’ai tellement de choses là‐bas, donc je ne peux pas. Ça fait partie de moi, et je ne pourrai jamais faire abstraction.
Publié le samedi 30 mai 2026 à 19:09



