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Emmanuel Planque, ancien entraî­neur de Pouille : « Quand Lucas bat Rafael Nadal à l’US Open en 2016, on sait lui et moi tout le travail qu’il y a derrière pour être bon 4 ou 5 heures sur ce match »

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Très discret dans les médias, Emmanuel Planque a récem­ment accordé une inter­view passion­nante à nos confrères d’Eurosport dans laquelle il revient sur son parcours de forma­teur et d’entraîneur.

Connu pour avoir notam­ment amené Lucas Pouille ou encore Giovanni Mpetshi Perricard au plus haut niveau, Emmanuel est toujours resté le même : calme, posé et humble. Des valeurs de plus en plus en rare dans un milieu gangréné par l’égo et l’im­mé­dia­teté. Extrait. 

Aujourd’hui, dès qu’une pépite pointe son nez en France, on lui associe immé­dia­te­ment votre nom. Vous le prenez comme une recon­nais­sance ou vous considérez‐vous enfermé dans une caste spécifique ?

E.P : Tant mieux si les gens pensent à moi, ça m’ho­nore, ça me flatte. J’aime bien endosser cette respon­sa­bi­lité. C’est‐à‐dire que si j’ai l’adhé­sion du joueur, de son envi­ron­ne­ment et de sa famille, je n’ai peur de rien. Parce que je sais qu’avec du travail, avec du temps bien entendu, on finira par y arriver. J’ai beau­coup, beau­coup de plaisir à faire de la forma­tion. C’est fasti­dieux, répé­titif, moins glamour que d’être dans la box pour un grand rendez‐vous. Et encore. Quand Lucas (Pouille) bat Nadal à l’US Open en 2016, on y est en Grand Chelem. Mais on sait, lui et moi, tout le travail qu’il y a aussi derrière pour être bon 4 ou 5 heures sur ce match. C’est la même chose quand Giovanni gagne à Bâle un ATP 500 ou qu’il va en 1/8ème à Wimbledon, et d’autres… Je ne suis pas assis dans la box par défaut. Je n’ai pas été engagé la semaine d’avant. Ça m’in­té­resse de voir l’évo­lu­tion de l’in­di­vidu, les effets de son évolu­tion, d’es­sayer de l’aider dans la vie si je peux le faire.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.