En session de nuit ce mardi, Carlos Alcaraz a envoyé un message à toute la concurrence. Sur un nuage, il n’a fait qu’une seule bouchée de Tommy Paul (6−0, 6–1, 6–4), pourtant 12e mondial et demi‐finaliste du Masters 1000 de Rome.
Dans un entretien accordé à AS, son entraîneur, Juan Carlos Ferrero, fidèle à sa réputation, a coupé court à tout emballement pour son poulain.
« Carlos a le niveau pour jouer de tels matches, mais il est très difficile de le reproduire tous les jours. Lorsqu’il joue sans peur, avec courage, c’est un joueur qui a un potentiel que nous n’avons pas encore pleinement exploité. Mais il y a aussi un revers de la médaille : la pression, la difficulté, le type d’adversaire, un tournoi qu’il veut peut‐être gagner plus qu’un autre, la peur… Et l’importance que nous accordons tous à ces choses. S’il joue en attaque, sans pression, c’est vraiment un champion. Mais il y a encore beaucoup de travail à faire. On espère qu’il jouera toujours comme ça, mais on sait que ce n’est pas toujours possible. Il sait qu’il doit travailler sur la continuité, mais c’est très difficile de rester constant en frappant la balle aussi fort. Contre Paul, il a tout réussi, mais ce ne sera pas toujours comme ça, et peut‐être qu’un jour il fera 30 fautes directes et ne sera plus aussi brillant. Nous voulons qu’il continue sur cette voie, mais à cause du type de joueur qu’il est, il sera difficile pour lui de rééditer ce type de performance. »
Publié le mercredi 4 juin 2025 à 20:40



