Dans le numéro 93 de We Love Tennis Magazine qui est sorti dans son réseau de clubs, magasins spécialisés ce lundi. Nous nous sommes penchés sur la rivalité entre les quatre tournois du Grand Chelem en essayant de désigner celui qui était sur la plus haut marche du podium. Pour parvenir à réaliser ce classement, nous sommes allés à la rencontre des acteurs qui sont allés souvent sur ces temples du tennis. Journalistes, fans, coachs, joueurs, ils ont bien voulu répondre à cette enquête.

Dans ce dossier, nous avons aussi deux grands témoins. Le premier est Frédéric Verdier, que l’on ne présente plus. Il nous a accordé un entretien où il évoque la Night Session qui pour lui est une vraie évolution positive.
La « night session » est devenue un classique. Roland‐Garros l’a adoptée tardivement. Quel est ton bilan de cet événement dans l’événement ?
Déjà, je ne dis jamais ce mot anglais puisque la « night session » existe aux États‐Unis et en Australie depuis des années. J’ai eu la chance d’en faire plein et j’ai longtemps eu ce regret qu’il n’y en ait pas chez « nous ». Depuis son arrivée à Roland‐Garros en 2021, je les fais quasiment toutes sur Prime Video. De mon point de vue, je suis absolument emballé, parce qu’il y a déjà eu des dizaines de moments complètement cultes, des matchs incroyables. Mon plus grand souvenir, c’est Sebastian Baez contre « La Monf ». La nuit apporte quelque chose d’innovant. Quelques stars du circuit, habituées des sessions de nuit, m’avaient expliqué ce phénomène. En fait, tout joueur programmé en session de nuit, peut‐être parce que les conditions sont un peu plus rapides, peut‐être parce qu’il y a un côté plus événementiel, plus exclusif, joue souvent à son meilleur niveau. J’ai l’impression qu’il est très difficile d’être mauvais en session de nuit [rires], et souvent l’outsider se transcende, quitte à prendre trois fois 6–1, mais on le sent quand même impliqué, motivé et prêt à y aller. En soirée, vous êtes le match unique, ça joue beaucoup, c’est un peu le mode « finale », seul dans les vestiaires avec votre adversaire. Je trouve que ça ajoute considérablement au récit du tournoi et au côté exclusif. De mon côté, j’ai énormément de retours positifs : quand les spectateurs sortent du court, ils sont contents, rassasiés, quand bien même il n’y a eu qu’un seul match. D’ailleurs, je pense que l’offre de Roland‐Garros pourrait évoluer et proposer deux matchs en commençant plus tôt, comme dans les autres Grands Chelems. Après, je ne connais pas toutes les problématiques : il y a peut‐être des accords avec les riverains au sujet de l’horaire de la fin des matchs
Publié le mercredi 20 mai 2026 à 09:10



