Accueil Roland Garros

Frédéric Verdier : « J’ai l’impression qu’il est très diffi­cile d’être mauvais en session de nuit, et souvent l’outsider se trans­cende, quitte à prendre trois fois 6–1, mais on le sent quand même impliqué, motivé et prêt à y aller »

338
Screenshot

Dans le numéro 93 de We Love Tennis Magazine qui est sorti dans son réseau de clubs, maga­sins spécia­lisés ce lundi. Nous nous sommes penchés sur la riva­lité entre les quatre tour­nois du Grand Chelem en essayant de dési­gner celui qui était sur la plus haut marche du podium. Pour parvenir à réaliser ce clas­se­ment, nous sommes allés à la rencontre des acteurs qui sont allés souvent sur ces temples du tennis. Journalistes, fans, coachs, joueurs, ils ont bien voulu répondre à cette enquête.

Screenshot

Dans ce dossier, nous avons aussi deux grands témoins. Le premier est Frédéric Verdier, que l’on ne présente plus. Il nous a accordé un entre­tien où il évoque la Night Session qui pour lui est une vraie évolu­tion positive. 

La « night session » est devenue un clas­sique. Roland‐Garros l’a adoptée tardi­ve­ment. Quel est ton bilan de cet événe­ment dans l’événement ?
Déjà, je ne dis jamais ce mot anglais puisque la « night session » existe aux États‐Unis et en Australie depuis des années. J’ai eu la chance d’en faire plein et j’ai long­temps eu ce regret qu’il n’y en ait pas chez « nous ». Depuis son arrivée à Roland‐Garros en 2021, je les fais quasi­ment toutes sur Prime Video. De mon point de vue, je suis abso­lu­ment emballé, parce qu’il y a déjà eu des dizaines de moments complè­te­ment cultes, des matchs incroyables. Mon plus grand souvenir, c’est Sebastian Baez contre « La Monf ». La nuit apporte quelque chose d’innovant. Quelques stars du circuit, habi­tuées des sessions de nuit, m’avaient expliqué ce phéno­mène. En fait, tout joueur programmé en session de nuit, peut‐être parce que les condi­tions sont un peu plus rapides, peut‐être parce qu’il y a un côté plus événe­men­tiel, plus exclusif, joue souvent à son meilleur niveau. J’ai l’impression qu’il est très diffi­cile d’être mauvais en session de nuit [rires], et souvent l’outsider se trans­cende, quitte à prendre trois fois 6–1, mais on le sent quand même impliqué, motivé et prêt à y aller. En soirée, vous êtes le match unique, ça joue beau­coup, c’est un peu le mode « finale », seul dans les vestiaires avec votre adver­saire. Je trouve que ça ajoute consi­dé­ra­ble­ment au récit du tournoi et au côté exclusif. De mon côté, j’ai énor­mé­ment de retours posi­tifs : quand les spec­ta­teurs sortent du court, ils sont contents, rassa­siés, quand bien même il n’y a eu qu’un seul match. D’ailleurs, je pense que l’offre de Roland‐Garros pour­rait évoluer et proposer deux matchs en commen­çant plus tôt, comme dans les autres Grands Chelems. Après, je ne connais pas toutes les problé­ma­tiques : il y a peut‐être des accords avec les rive­rains au sujet de l’horaire de la fin des matchs

A propos de l’auteur

Jean Muller

Jean Muller est un passionné de tennis depuis sa tendre enfance. Il a appris son métier de jour­na­liste en tant que pigiste pour divers médias de presse écrite, presse régio­nale et presse natio­nale, sites internet de sports. Il a intégré la rédactio, de Welovetennis.fr et Welovetennis Magazine en 2020.