Un temps Gilles Simon a accompagné le prodige tricolore et l’Equipe a eu le chance de pouvoir échangé avec lui sur cette période où Gillou a essayé de lui transmettre son savoir. Admiratif de son potentiel, Gilles insiste sur le fait qu’il faille s’inspirer des plus grands et construire cette fameuse base qui permet d’être performant de façon constante.
« Il vit tennis, c’est vraiment son truc. Ce n’est pas un effort. Il a aussi sa maman derrière qui ne le lâche pas du tout. Pour l’instant, il a une direction et ça lui convient assez bien. Ça avance bien et ça avance tout seul. C’est parfois le piège, d’ailleurs, avec ces joueurs‐là, c’est qu’il est tellement fort, il s’adapte tellement bien que quoi qu’il arrive tu te dis qu’il ne peut pas être en dessous du top 30. Mais après entre top 30, 20, 10, 5 et numéro 1 mondial, gagner un Grand Chelem…Plus il va monter, plus il va lutter contre des joueurs qui auront les mêmes dispositions que lui. Et là, ça va se jouer à qui a mieux tout construit dès le début. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il sera un grand joueur et qu’il fera de grandes choses. Mais après, jusqu’où ? C’est pour ça que je parle de la construction, il faut que tout soit bien fait. Carlos Alcaraz et Jannik Sinner étaient aussi des joueurs dont on savait qu’ils allaient arriver, il y a une vraie construction, une base solide qui fait qu’ils en sont déjà là aussi tôt et qu’ils sont très en avance. Et donc c’est ça l’objectif pour Moïse aujourd’hui, c’est d’arriver à se projeter, d’arriver à bien faire les choses. En restant tranquille aussi, parce que tout le monde va s’exciter autour de lui »
Publié le samedi 30 mai 2026 à 09:45



