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Grigor Dimitrov : « Il n’y a plus vraiment de spécialistes sur terre battue »

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Pour notre numéro 58, nous avions pu rencontrer Grigor Dimitrov lors de la célèbre journée du « média day » à Monte-Carlo. Comme la saison sur terre battue aurait du être notre actualité, nous avons décidé de vous proposer le passage très ocre de cet entretien réalisé en avril 2017.

Est-ce que tu aimes la terre battue ?
J’ai grandi sur terre battue. Maintenant, je ne me fixe pas d’objectif précis sur cette surface plus que sur une autre, je veux juste obtenir le meilleur de ce que je peux faire. Je me déplace bien, je me sens capable de rivaliser avec tout le monde. Maintenant, quoi qu’il arrive, la terre est une surface que j’adore car elle est souvent synonyme de combat ! En fait ce qui me plaît sur l’ocre c’est que tout peut arriver, y compris pendant un match. J’ai réalisé certains de mes meilleurs matchs sur terre battue, de ce fait Roland-Garros reste un événement plus que spécial, j’espère bien sûr y réaliser une vraie performance.

Comment expliquerais-tu aux amoureux du tennis en quoi le jeu est si différent et si exigeant sur terre battue  ?
Oh mon dieu (rire) ! Sur terre battue, il peut se passer plein de choses. Il faut être prêt et capable de s’adapter sur chaque point. Tu ne peux pas contrôler certaines choses comme les mauvais rebonds, les lignes, le bruit, le vent… C’est impossible à prévoir, il faut l’accepter (sourire). Comment frapper la balle, quelle décision prendre, il faut être prêt à répondre à tous les scénarii. Sur terre battue, il faut être au top physiquement et bien sûr jouer son propre jeu. C’est important car au final beaucoup de joueurs n’y pensent pas et essaient trop d’adapter aux conditions et leur adversaire. Parfois ça marche, mais je pense qu’il faut être avant tout focalisé sur soi.

Quel est selon toi le joueur que l’on peut considérer comme le vrai terrien  ?
Forcément je vais vous répondre Rafael Nadal. Mais je tiens aussi à insister sur le fait que tout cela a évolué. Il n’y a plus vraiment de spécialistes, tout a changé notamment grâce au matériel. On est tous plus polyvalents, et surtout on doit avoir la capacité de pouvoir bien jouer sur toutes les surfaces. Après, il est vrai que la terre battue, comme le gazon, par ses spécificités laisse encore émerger quelques vrais spécialistes. 

Quel est ton premier souvenir de Roland Garros  ?
Le tournoi junior. Paradoxalement je ne me souviens même pas de mon premier match dans le tableau principal. J’ai beau chercher, je ne trouve pas.

Et ton premier échange sur l’ocre  ?
Ah, ça oui, c’était dans mon club en Bulgarie, de toute façon c’est simple, il n’y avait que des terres battues (rires).

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