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Gustavo Kuerten : « Ce que je ressens pour Roland‐Garros, c’est comme ce qu’on peut ressentir pour un premier amour »

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Très bel entre­tien dans L’Equipe Magazine ce same­di avec le Brésilien Gustavo Kuerten. Ce joueur aty­pique, char­mant, joyeux, est né à Roland‐Garros. Ses confi­dences sont des petits bijoux et lors de cette inter­view il se laisse aller faci­le­ment. Gustavo revient notam­ment sur l’a­mour que le public pari­sien lui a tou­jours don­né. Pendant ce confi­ne­ment, il a notam­ment eux l’oc­ca­sion de revoir ses finales qui ont été redif­fu­sées : « Çela m’a­per­mis de bien obser­ver la réac­tion des spec­ta­teurs dans les tri­bunes. Magique ! Ils étaient à fond der­rière moi. C’est dingue de consta­ter l’a­mour qu’il y avait entre nous. C’était la même chose contre Kafelnikov ou Ferrero en 2000, et déjà contre Muster en 1997 (au troi­sième tour, l’in­con­nu bré­si­lien bat le vain­queur de l’é­di­tion 1995 en cinq sets alors qu’il est brea­ké 0–3 dans le der­nier). C’est là que tout a com­men­cé. Je ne sais pas pour­quoi les Français ont tou­jours eu du res­pect, de la ten­dresse et même de la dévo­tion pour moi. Ils devaient aimer mon style et mon éner­gie. Je crois qu’on peut résu­mer tout ça en disant que c’é­tait de l’a­mour avec un grand A. Le plus pré­cieux, c’est que vingt ans après, il est tou­jours pré­sent. Et réci­proque. »

« Je ne sais pas pour­quoi les Français ont tou­jours eu du res­pect, de la ten­dresse et même de la dévo­tion pour moi »

Cette for­mi­dable décla­ra­tion d’a­mour est juste le lever de rideau d’une autre en fin d’en­tre­tien encore plus belle : « Tous les ans, je ramène des petits sou­ve­nirs à la mai­son qui me rap­pellent Roland‐Garros, mais ça va au‐delà de ça. Je n’ai pas besoin d’y être pour res­sen­tir cette magie. C’est presque spi­ri­tuel. Aujourd’hui, ce que je res­sens pour Roland, c’est comme ce qu’on peut res­sen­tir pour un pre­mier amour. Notre alliance a été tel­le­ment pro­fonde : dès le début, nous avons construit quelque chose d’é­ter­nel. Je ne pense pas for­cé­ment à lui tous les jours, mais il est pré­sent dans mon coeur en permanence. »

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