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« Je trouve que ce Djokovic‐Fonseca est au‐dessus de la finale Alcaraz‐Sinner en termes de niveau de jeu, et très, très large­ment », affirme Laurent Rochette

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Le court Philippe‐Chatrier de Roland‐Garros ont encore été le théâtre d’un match mémo­rable entre Novak Djokovic et Joao Fonseca, fina­le­ment remporté en cinq sets par le phéno­mène brési­lien (4−6, 4–6, 6–3, 7–5, 7–5).

Pour l’an­cien joueur fran­çais Laurent Rochette (ex‐202e mondial), ce duel a dépassé en termes de niveau de jeu la finale d’an­tho­logie de l’an dernier entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner.

« Est‐ce qu’on n’a pas vu le meilleur match à Roland‐Garros depuis des années et des années ? Moi, perso, je trouve que ce Djoko Fonseca est au‐dessus du Sinner‐Alcaraz en termes de niveau de jeu, mais très, très large­ment. Il y avait un scénario qui était complè­te­ment hallu­ci­nant. Il y a eu un niveau de jeu complè­te­ment lunaire. Honnêtement, j’étais présent sur la finale de Roland‐Garros. J’ai eu cette chance l’année dernière. Je n’ai pas vu un match avec un niveau de jeu aussi haut. Je n’ai pas vu un match avec autant de qualité dans tout, tout le temps, pendant 4h50. C’était juste incroyable comme match. Et je suis telle­ment heureux d’avoir pu être témoin de ce match. Par contre, on va être très, très clair. Il y a le Big 3 et il y a le reste du monde (…) 

Quand je dis meilleur niveau que l’année dernière en finale, je justifie ça par le fait qu’Alcaraz et Sinner n’ar­rivent en général pas à bien jouer ensemble, et lors de la finale, ils n’ont quasi exclu­si­ve­ment joué ensemble qu’au 5e set, et c’était un match rempli de fautes directes comme souvent quand ils se jouent. Ce qu’on a vu entre Djokovic et Fonseca est diffé­rent, ils ont bien joué ensemble quasi tout le match et il y avait un niveau de jeu constam­ment élevé avec un Djokovic telle­ment fort tacti­que­ment aux 2 premiers sets qu’il a empêché Fonseca de s’exprimer. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.