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John McEnroe ne rigole pas : « La seule façon d’imposer un véri­table chan­ge­ment serait de boycotter un ou deux tour­nois du Grand Chelem. Sinon, ils se conten­te­ront d’augmenter ce pour­cen­tage de 1 à 2 % et appel­le­ront ça un progrès »

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Si la vague de protes­ta­tion d’une partie des meilleurs joueurs des circuits ATP et WTA contre les tour­nois du Grand Chelem a reçu un accueil assez mitigé en France, comme on a pu le voir par exemple avec les réac­tions d’Arnaud Clément et Guy Forget, ce n’est pas du tout le cas des autres pays, comme nos amis anglo‐saxons. 

Interrogé à ce sujet par TNT Sports, John McEnroe s’est montré très ferme sur ce sujet en remet­tant sur la table l’idée d’un boycott clair et ferme afin de tordre le bras aux organisateurs.

« J’en parle depuis les années 1970. À l’époque, les meilleurs joueurs étaient criti­qués parce qu’ils récla­maient une part plus équi­table des recettes. Aujourd’hui, les revenus du sport ont explosé, mais les joueurs de tennis ne touchent toujours qu’un pour­cen­tage infime par rapport aux autres sports. C’est une blague que les joueurs ne touchent qu’environ 14 à 15 % des recettes des tour­nois du Grand Chelem – répartis entre les hommes et les femmes. C’est injuste. Les joueurs devraient être des parte­naires des tour­nois majeurs. Honnêtement, la seule façon d’imposer un véri­table chan­ge­ment serait de boycotter un ou deux tour­nois du Grand Chelem. Sinon, ils se conten­te­ront d’augmenter ce pour­cen­tage de 1 à 2 % et appel­le­ront ça un progrès. Les meilleurs joueurs comme ceux moins bien classés méritent mieux. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.