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Juan Manuel Cerundolo, tombeur surprise de Jannik Sinner : « À partir de ce moment‐là, je me suis dit qu’il y avait quelque chose de bizarre »

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Très attendu en confé­rence de presse après sa victoire reten­tis­sante et impro­bable contre le numéro 1 mondial, Jannik Sinner, ce jeudi au deuxième tour de Roland‐Garros, Juan Manuel Cerundolo a raconté le moment où il a compris que son adver­saire commen­çait à flan­cher physiquement. 

« Oui, enfin, j’ai commencé à le remar­quer, disons, à 3–0 ou, genre, au début du troi­sième set. J’ai remarqué qu’il commen­çait à faire des services volées pour raccourcir les échanges. Puis il a commencé à frapper de gros coups droits, en étant mal placé, en essayant aussi de raccourcir les échanges. J’ai donc commencé à remar­quer que quelque chose n’al­lait pas, parce qu’il me battait assez faci­le­ment, je dois le dire. Pourquoi changerait‐il de tactique et raccourcirait‐il les points s’il n’en avait pas besoin ? Et c’est là que j’ai ressenti que ça chan­geait. Et son jeu de jambes aussi, comme s’il essayait de faire quelque chose. J’ai vu aussi que son équipe a commencé à l’en­cou­rager. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose de bizarre. Ça ne corres­pon­dait pas au score, c’était 6–3, 6–2, 3–0, et pour­quoi tout ça ? J’ai donc commencé à m’en rendre compte un peu, et j’ai essayé de me battre pour rester concentré et conti­nuer à pousser, à jouer de mon mieux et voir s’il bais­sait un peu le rythme et essayer de faire de mon mieux. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.