Invaincu lors de ses 30 derniers matchs et sacré cette saison à Indian Wells, Miami, Monte‐Carlo, Madrid et Rome, Jannik Sinner semblait intouchable avant ce Roland‐Garros. Immense favori du tournoi en l’absence du double tenant du titre Carlos Alcaraz, le numéro 1 mondial a pourtant sombré dès le deuxième tour dans un scénario totalement improbable.
Programmé en première rotation sur le court Philippe‐Chatrier ce jeudi, à midi, face à l’Argentin Juan Manuel Cerundolo (56e mondial), l’Italien menait 6–3, 6–2, 5–1 avant de s’effondrer physiquement, et de finalement s’incliner 3–6, 2–6, 7–5, 6–1, 6–1.
Consultante pour France Télévisions, Justine Henin a livré son analyse après cette énorme sensation.
« On a longtemps attendu une capacité de réaction. Il a essayé de laisser passer l’orage, on l’a vu prendre des médicaments, sans doute pour soigner son état général. Il a peut‐être cumulé différentes choses. On a hâte d’en savoir plus. Son état général n’était pas bon, il était au bord des vomissements. On sait qu’il a eu des difficultés par rapport à la chaleur dans le passé. À l’Open d’Australie face à Spizzirri, il s’en était sorti grâce à une interruption. C’est le tennis. On rappelle que l’année dernière, il était mené deux sets à zéro à Wimbledon avant que Dimitrov ne se blesse. Parfois, les choses basculent très vite. On savait que la chaleur était un facteur potentiel. La fatigue accumulée également. Il avait dit qu’on verrait à Paris si ça sa planification était bonne, il a enchaîné sur les Masters 1000 ces derniers temps, il n’est pas arrivé totalement frais. »
Publié le jeudi 28 mai 2026 à 17:22



