Dans un entretien accordé à la Fédération Française de Tennis (FFT), Patrick Larose, ancien entraîneur de Loïs Boisson, a raconté pourquoi il l’a pris sous son aile et a cru en son talent dès les premières minutes.
Loin d’avoir toujours été aussi sereine qu’aujourd’hui sur un court de tennis, son ex‐coach estime que son caractère bien trempé, bien que difficile à dompter, faisait sa force. Au lieu de percevoir cela comme un défaut, le désormais retraité voyait cela comme une preuve d’extrêmes rigueur et perfectionnisme.
« Je me souviens qu’elle pleurait presque dès la première faute, qu’elle jetait souvent sa raquette, que sa frustration était grande. Cela traduisait une très grande exigence avec elle‐même. En tant qu’enseignant, je lui disais évidemment de ne pas jeter sa raquette, mais je l’autorisais à le faire cinq fois par match, pas plus. Il fallait savoir comment la prendre. Elle était comme ça, et il fallait en tenir compte car c’était toujours contre elle‐même qu’elle pestait. C’est une grande perfectionniste. Ce n’est pas forcément un défaut rédhibitoire à cet âge. »
Et pourtant, Loïs Boisson n’a pas été prise en charge par la FFT à cet âge‐là selon Le Progrès, pour ces raisons. Jugée trop émotive et caractérielle à l’époque, la future numéro 65 Française a pris une belle revanche sur la vie, ralliant les demi‐finales de Roland‐Garros à seulement 22 ans, dans un calme absolu.
Publié le vendredi 6 juin 2025 à 12:57



