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Le message puis­sant d’Elina Svitolina‐Monfils : « Un matin, on se réveille et on s’aper­çoit que sa famille a frôlé la mort pendant la nuit. Cela fait déjà quatre ans que ça fait partie de notre quoti­dien, et on se sent déses­pérée face à ça »

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Qualifiée pour le troi­sième tour de Roland‐Garros après une victoire auto­ri­taire contre Quevedo (6−0, 6–4), Elina Svitolina a été inter­rogé sur les récentes décla­ra­tions de sa compa­triote, Marta Kostyuk, concer­nant le missile russe qui est tombé à quelques mètres de la maison de ses parents. 

Et forcé­ment, Elina n’y est pas insen­sible. Extraits.

Q. Il y a quelques jours, Marta Kostyuk nous a montré la photo d’une explo­sion provo­quée par un missile russe tout près de la maison de ses parents. Elle a critiqué le circuit pour son manque de soutien envers les joueuses ukrai­niennes. Hier, Oleksandra Oliynykova a égale­ment inter­pellé les joueuses russes en affir­mant qu’elles se moquaient que des Ukrainiens meurent. Quelle est votre expé­rience de devoir vivre la guerre tout en étant en tournée avec des joueuses russes ?
ELINA SVITOLINA : Je pense que ce n’est pas une surprise que les choses se passent ainsi. C’est comme ça depuis quatre ans. J’ai en quelque sorte déjà, vous savez, arrêté d’y penser trop. C’est bien sûr très triste pour nous, parce que nous sommes toujours… comme dans le cas de Marta, par exemple. Un matin, on se réveille et on s’aper­çoit que sa famille a frôlé la mort pendant la nuit. Cela fait déjà quatre ans que ça fait partie de notre quoti­dien, et on se sent déses­pérée face à ça. Donc, bien sûr, ça fait des années qu’on vit avec ça, et main­te­nant, en reparler… Pour moi, je pense qu’on a déjà analysé ça par le passé. On connaît la réac­tion qu’on obtient : aucune réac­tion, abso­lu­ment aucune. D’une certaine manière, pour moi, c’est de voir comment je peux être utile à mon pays, comment je peux aider la prochaine géné­ra­tion en la moti­vant, en l’ini­tiant au sport et en l’ac­com­pa­gnant dans cette voie, car c’est la seule façon dont je vois les choses aller de l’avant. Parce que quand on fait quelque chose, on ne peut pas tout contrôler ni tout le monde, donc d’une certaine manière, person­nel­le­ment, je veux contrôler ce que je peux contrôler, c’est-à-dire les choses qui me permettent d’être utile à mon pays.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.