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Mats Wilander : « Après cette journée très étrange, mes impres­sions sont les mêmes qu’au soir de la défaite de Jannik Sinner : l’es­pèce humaine ne se rend pas compte quand les choses vont vrai­ment bien »

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Après la pres­ta­tion déce­vante de Jakub Mensik contre Alexander Zverev en demi‐finales et le forfait de Matteo Arnaldi avant son duel 100% italien contre Flavio Cobolli, le septuple lauréat en Grand Chelem Mats Wilander a partagé ses réflexions dans une chro­nique écrite pour L’Equipe.

« Après cette journée très étrange, mes impres­sions sont les mêmes qu’au soir de la défaite de Jannik Sinner : l’es­pèce humaine ne se rend pas compte quand les choses vont vrai­ment bien. Quand Sinner se met à tout gagner avant d’ar­river ici, c’est anormal. On pense qu’il va tout rafler pendant les trois prochaines années. Mais ça ne se passe jamais comme ça. Parce que la vie ne se passe pas comme ça. Alors on doit s’en­flammer quand Sinner et Alcaraz sont en bonne santé. Au lieu de parler du « nouveau duo » qui écrase tout. En disant que personne ne pourra plus les battre, que c’est ennuyeux, ou je ne sais quoi encore. Pour le sport lui‐même, je pense qu’on doit être plus posi­tifs quand les choses vont vrai­ment bien. Car on sait que ça ne va pas durer éter­nel­le­ment, la preuve. Une fois que j’ai dit cela, je pense que la chaleur de la première semaine a rendu tous les matches plus équi­li­brés. Si on a eu autant de surprises, c’est parce que quand tu joues sous la chaleur extrême et que tu es mené 30–0, tu vas essayer de gagner le jeu, mais tu ne vas pas jouer chaque point comme si ta vie en dépen­dait. Tu vas plutôt tenter le tout pour le tout. Ou si tu es mené 4–1 dans un set, tu vas très proba­ble­ment le laisser filer. Alors que s’il fait des tempé­ra­tures plus clémentes, tu te bats proba­ble­ment pour revenir. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.