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Mats Wilander met les pieds dans le plat : « À mon époque, personne n’ef­fec­tuait de tournée d’adieux à part Stefan Edberg, qui en a fait une en 1996. Ce n’était pas trop notre truc. On se disait tous « c’est fini, je ne joue plus »

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Dans sa chro­nique toujours aussi inté­res­sante que l’Equipe a toujours le don de nous proposer lors de Roland Garros et dans les autres tour­nois du Grand Chelem, Mats revient sur un phéno­mène qui peut friser l’in­di­ges­tion, la fameuse saison d’adieux parsemée il est vrai pour certains joueurs d’in­vi­ta­tions et d’hom­mage presque trop répétitifs.

« À mon époque, personne n’ef­fec­tuait de tournée d’adieux à part Stefan Edberg, qui en a fait une en 1996. Ce n’était pas trop notre truc. On se disait tous « c’est fini, je ne joue plus », presque du jour au lende­main. Il n’était pas ques­tion de rempiler pour une saison supplé­men­taire. Moi, j’ai décidé que j’ar­rê­tais le tennis après une finale perdue à Pinehurst, sur terre battue améri­caine, contre Fernando Meligeni en mai 1996. Ça ne me trot­tait pas du tout dans la tête avant ce match, car je jouais plutôt bien jusque‐là. Mais j’avais été nul en finale, alors que j’ai toujours bien joué ces rencontres au cours de ma carrière. J’ai pris subi­te­ment conscience que je n’étais plus assez bon et surtout que je me foutais de savoir si je gagnais ou si je perdais. Même si j’ai encore disputé six tour­nois jusqu’à la fin de l’année, il deve­nait clair que c’était la fin »

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.