Dans sa chronique toujours aussi intéressante que l’Equipe a toujours le don de nous proposer lors de Roland Garros et dans les autres tournois du Grand Chelem, Mats revient sur un phénomène qui peut friser l’indigestion, la fameuse saison d’adieux parsemée il est vrai pour certains joueurs d’invitations et d’hommage presque trop répétitifs.
« À mon époque, personne n’effectuait de tournée d’adieux à part Stefan Edberg, qui en a fait une en 1996. Ce n’était pas trop notre truc. On se disait tous « c’est fini, je ne joue plus », presque du jour au lendemain. Il n’était pas question de rempiler pour une saison supplémentaire. Moi, j’ai décidé que j’arrêtais le tennis après une finale perdue à Pinehurst, sur terre battue américaine, contre Fernando Meligeni en mai 1996. Ça ne me trottait pas du tout dans la tête avant ce match, car je jouais plutôt bien jusque‐là. Mais j’avais été nul en finale, alors que j’ai toujours bien joué ces rencontres au cours de ma carrière. J’ai pris subitement conscience que je n’étais plus assez bon et surtout que je me foutais de savoir si je gagnais ou si je perdais. Même si j’ai encore disputé six tournois jusqu’à la fin de l’année, il devenait clair que c’était la fin »
Publié le mardi 26 mai 2026 à 09:24



