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Mauresmo (direc­trice du tournoi) défend Sabalenka : « Le jour­na­liste doit respecter le souhait de l’ath­lète s’il ne veut pas s’exprimer »

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« Je ne me suis pas sentie en sécu­rité lors de la dernière confé­rence de presse », avouait Aryna Sabalenka au sujet d’un échange tendu avec un jour­na­liste ukrai­nien après sa victoire au 2e tour. Depuis, la Biélorusse, quali­fiée pour les quarts de finale de Roland‐Garros, ne s’est plus présentée en salle de presse. 

La direc­trice du tournoi, Amélie Mauresmo, apporte soutien à la numéro 2 mondiale dans des propos accordés à L’Equipe.

« Elle est sortie de ses deux premières confé­rences très touchée, c’est le moins que l’on puisse dire. Avec les diffé­rences expé­riences que l’on a eues par le passé en termes de santé mentale, on a décidé d’ac­céder à sa demande. Elle n’était d’ailleurs pas la seule à la formuler. Que la poli­tique s’in­vite dans le sport, cela ne me choque pas forcé­ment. Après, quand il y a une demande d’opi­nion, il faut respecter le sportif s’il ne souhaite pas s’ex­primer sur le sujet. Cela devient problé­ma­tique si une ques­tion est sans cesse posée alors que le sportif a dit qu’il ne souhai­tait pas y répondre. Il n’a pas à être mis dans cette situa­tion. Il doit y avoir une entente cordiale entre les deux parties. L’athlète doit respecter les ques­tions, mais le jour­na­liste doit respecter le souhait de l’ath­lète s’il ne veut pas s’exprimer. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.