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Medvedev : « La peur est l’une des émotions les plus diffi­ciles à vivre dans nos vies car on fait beau­coup d’er­reurs lors­qu’on a peur de quelque chose »

1975

Qualifié pour le troi­sième tour de Roland‐Garros après une victoire en trois sets face à Laslo Djere, Daniil Medvedev est resté de très longues minutes en confé­rence de presse d’après match où il a été ques­tionné sur de nombreux sujets dont celui de sa phobie des arai­gnées. Une bonne manière d’aborder le thème de la peur dans un sport aussi complexe que le tennis de haut niveau. 

« La peur, c’est l’une des émotions les plus diffi­ciles à vivre dans nos vies. Parce qu’on fait beau­coup d’er­reurs, dans nos vies, lors­qu’on a peur de quelque chose. Voilà ce que j’en pense. C’est vrai, je peux avoir un peu peur des arai­gnées. Mais j’avais beau­coup plus peur des arai­gnées quand j’avais 10 ou 12 ans. Quand on grandit, après, on fait face à ses propres craintes. Je n’ai jamais vu de taren­tule, en tout cas. Si je voyais une taren­tule, j’au­rais peut‐être la trouille ! En tout cas, je n’ai plus peur des petites arai­gnées. Et oui, la crainte, c’est ce que l’on peut sentir tous les jours au tennis. On a peur de perdre, parfois on a peur de ce que les gens vont penser de soi. Et puis, par exemple, j’étais numéro 1 pendant 2 semaines, numéro 1 mondial, si je ne me trompe pas. Et je n’ai pas peur, si les gens disent : « ce n’était que 2 semaines ». Par contre, je peux avoir peur d’autres choses. En tout cas, quel que soit le sport, plus on est visible, plus on peut faire face à ces situa­tions. J’essaye d’y travailler. Je travaille beau­coup sur cela, pour ne pas avoir peur de quoi que ce soit. Et j’ap­prends. Si je fais une erreur, je n’ai pas peur de répéter la même erreur, mais j’es­saye de ne pas la répéter. Franchement, il n’y a plus grand‐chose qui m’ef­fraye dans la vie aujourd’hui. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.