Mouratoglou : « Oui, la finale entre Zverev et Cobolli s’est jouée en cinq sets et oui le scénario était incroyable, mais si l’on analyse vrai­ment le match, l’Allemand ne pouvait pas perdre »

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Dans une nouvelle vidéo Instagram, l’en­traî­neur fran­çais Patrick Mouratoglou est revenu sur la victoire d’Alexander Zverev contre Flavio Cobolli en finale de Roland‐Garros. Selon lui, l’Italien s’est avant tout incliné sur le plan mental en se plaçant constam­ment dans la posi­tion du poursuivant.

« Oui, ce fut un match en cinq sets. Oui, le scénario était incroyable, avec des rebon­dis­se­ments, mais si l’on analyse vrai­ment la finale de près, Zverev ne pouvait pas la perdre. Les joueurs ont connu telle­ment de hauts et de bas, et c’est compré­hen­sible car l’enjeu émotionnel de ce match était énorme. Je pense que Cobolli s’est incons­ciem­ment mis en posi­tion d’infériorité face à Zverev tout au long du match. Comment ? Il a litté­ra­le­ment cédé le premier set, il n’était pas dans le coup. Puis il est revenu à un set partout. Le troi­sième set est très serré, puis 5–4. Cobolli rate complè­te­ment son jeu et cède le troi­sième set ; une fois de plus, il est en posi­tion d’infériorité. Puis il remporte le quatrième set, et il est complè­te­ment absent tout au long du cinquième. Il n’a jamais, jamais mené tout au long du match. Une finale de Grand Chelem, c’est quelque chose qu’il faut aller cher­cher. Personne ne va vous l’offrir. Les deux joueurs se battent pour leur survie, et quand vous envoyez le message que vous préférez que l’autre mène tout le temps, vous envoyez le message que vous n’allez pas vous battre pour la victoire. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.