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Mouratoglou : « Sinner a une grande faiblesse, et ce que je retiens de sa confé­rence de presse après sa défaite, c’est qu’il ne veut pas que ses adver­saires le sachent »

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Tennis - Roland Garros 2025 - ITF -

« Ce n’était vrai­ment pas à cause de la chaleur. Les condi­tions étaient tout à fait accep­tables pour jouer. C’était juste moi aujourd’hui (…) Je n’ai pas bien dormi et je ne me sentais pas bien au réveil », a déclaré Jannik Sinner après s’être tota­le­ment effondré physi­que­ment au deuxième tour de Roland‐Garros, alors qu’il menait 6–3, 6–2, 5–1 contre Juan Manuel Cerundolo (56e mondial). 

L’entraîneur fran­çais Patrick Mouratoglou fait partie des obser­va­teurs n’ayant pas été convaincu par les expli­ca­tions du numéro 1 mondial. 

« Tout le monde a été extrê­me­ment surpris, c’est le moins qu’on puisse dire, par la défaite de Jannik à Roland‐Garros. Pour moi, c’est à 100 % un problème mental. Le véri­table message que je retiens de sa confé­rence de presse, c’est qu’il ne veut pas que ses adver­saires sachent qu’il a une faiblesse à ce niveau‐là. Il a en fait une grande faiblesse, qui est sa résis­tance à la chaleur et à l’humidité extrêmes. Quand les deux sont réunies, c’est encore pire. Ce n’est pas la première fois que ça arrive. C’est arrivé à Shanghai. Il a dû aban­donner en cours de match parce qu’il avait des crampes dans tout le corps. Il a failli perdre à l’Open d’Australie. Il avait de très fortes crampes, mais ils ont fermé le toit, mis la clima­ti­sa­tion, et il a fina­le­ment gagné. Je comprends qu’il ne veuille pas le dire. Il ne veut proba­ble­ment pas que son adver­saire pense que, quand il fait très chaud, s’il joue contre Jannik, il a une chance. C’est un vrai sujet pour Jannik. Maintenant, il doit se concen­trer sur Wimbledon, mais juste après, ce sera l’American Swing. Des condi­tions extrêmes. La chaleur et l’hu­mi­dité sont terribles. Et c’est souvent le cas à l’US Open aussi. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.