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Mouratoglou sur les menaces de Sinner et Sabalenka : « Les joueurs gagnent beau­coup d’argent dans les tour­nois du Grand Chelem, mais ils en veulent toujours plus, et ils ont leurs raisons »

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La tension est montée d’un cran entre les prin­ci­paux joueurs des circuits ATP et WTA, parmi lesquels Jannik Sinner, Carlos Alcaraz, Alexander Zverev, Aryna Sabalenka, Coco Gauff et Iga Swiatek, et les orga­ni­sa­teurs des tour­nois du Grand Chelem. 

Quelques jours après un commu­niqué commun des joueurs récla­mant une part plus impor­tantes des revenus, notam­ment venant de Roland‐Garros, les numéros 1 mondiaux, Jannik Sinner et Aryna Sabalenka, inter­rogés à ce sujet en confé­rence de presse à Rome, n’ont pas écarté la possi­bi­lité d’un boycott du Grand Chelem pari­sien en cas d’échec des négo­cia­tions.

Dans une vidéo Instagram, l’en­traî­neur fran­çais Patrick Mouratoglou a donné son avis sur la situa­tion actuelle et pris la défense des joueurs. 

« Les joueurs gagnent beau­coup d’argent dans les tour­nois du Grand Chelem, mais ils en veulent toujours plus – et ils ont leurs raisons. Dans cette vidéo, je vous livre mon point de vue sur la crise qui sévit en coulisses… et elle est loin d’être terminée, écrit Patrick Mouratoglou avant de développer. 

Cette année, le gagnant de Roland‐Garros gagnera 2,8 millions d’euros. Ceux qui perdent dès le premier tour gagne­ront 87 000 euros. C’est diffi­cile de comprendre pour les fans que les joueurs, qui gagnent beau­coup d’argent, veulent plus. Et je comprends ça. La vraie ques­tion n’est pas combien d’argent ils gagnent. La vraie ques­tion est comment l’argent est distribué. Ce dont les joueurs se plaignent, c’est le fait que les orga­nismes de gouver­ne­ment ne donnent pas un haut pour­cen­tage de l’argent qu’ils génèrent. Les Grands Chelems donnent en revanche aux joueurs entre 13% et 15% de ce qu’ils font. L’ATP et WTA, environ 22%. Il y a donc un grand écart.. Et ce que l’ATP et WTA donnent, c’est beau­coup moins que dans d’autres sports. C’est pour ça que les joueurs ne sont pas heureux. Le problème que je vois aussi, c’est que la plupart de l’argent que les instances donnent revient à une très très petite propor­tion de joueurs. Ce n’est pas normal que dans un sport comme le tennis qu’un gars qui est en 150e mondial ne puisse pas vivre de son métier. C’est complè­te­ment un scandale. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.